ACP
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La prise en charge de la douleur chronique ou liée aux soins chez les personnes âgées, par la médecine de ville, les services à domicile et l’hospitalisation à domicile
L’étude repose sur l’analyse du vécu de la douleur de 25 personnes âgées de plus de 70 ans souffrant de
douleurs chroniques ou liées aux soins prises en charge en ambulatoire, soit par la médecine libérale, soit
par des structures de type SSIAD (services de soins infirmiers à domicile) ou HAD (hospitalisation à
domicile). Pour chacun de ces 25 cas, le soignant (médecin, infirmier, aide soignant) directement impliqué
dans les soins a donné son point de vue.
Les entretiens ont été menés en Ile-de-France, durant les mois d’octobre et de novembre 2005, au domicile
des patients et sur le lieu d’exercice des professionnels. Il s’agit, dans tous les cas, d’entretiens réalisés en
face à face sur un mode semi directif. L’entretien est structuré de manière à analyser les représentations,
l’expérience et les connaissances des deux catégories d’interlocuteurs sur les questions relatives à la douleur
chronique et/ou liée aux soins.
Cette étude rend compte des limites de la prise en charge de la douleur par la médecine ambulatoire. Les
médecins rencontrent des difficultés pour soulager la douleur chronique, à cause des polypathologies, mais
aussi parce qu’ils estiment manquer de formation. Contrairement aux infirmières, ils restent réticents à
l’emploi de la morphine. Il faut sans doute également réduire le fatalisme de la personne âgée mais aussi la
mauvaise conscience des proches. En conclusion, les auteurs proposent différentes pistes pour améliorer la
prise en charge de la douleur de la personne âgée.
http://www.sante.gouv.fr/drees/serieetudes/pdf/serieetud63.pdf
Source: La Drees, www.sante.gouv.fr, août 2006
Les français face au grand âge
La société française ne semble pas prête à faire face à l'augmentation du nombre des personnes âgées. Deux
ans après la canicule qui a durement frappé l'Hexagone, l'inquiétude monte, selon un sondage réalisé par la
Sofres pour la Fédération hospitalière de France, et publié en exclusivité par L'Express.
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Une société pour tous les âges
La mixité des âges constitue un élément essentiel de la cohésion sociale. Le désenclavement des politiques de la vieillesse correspond à une évolution sociologique et culturelle de fond dans une société où la vieillesse ne peut plus être enfermée dans aucun stéréotype, et où les moyens de l’autonomie pour les personnes vieillissantes n’ont cessé de gagner du terrain. En même temps, notre société doit affronter la perspective d’un vieillissement de sa structure démographique et de la coexistence de quatre, voire cinq générations, phénomènes qui affectent les relations intergénérationnelles. Pour ces raisons, la thématique “d’une société pour tous les âges”, choisie par les Nations Unies pour l’année internationale des personnes âgées, rencontre parfaitement les préoccupations de la société française et de ses responsables. Pour animer en France cette année internationale, le gouvernement a choisi de mettre en place un comité de pilotage, réunissant administrations, organismes de protection sociale, mouvement associatif, élus territoriaux, experts, chargé d’une double mission : impulser un travail de pédagogie sociale et de communication, fondé sur la valorisation des initiatives de la société civile conformes à la thématique retenue ; procéder à une réflexion concertée sur les politiques publiques en direction des personnes âgées, et remettre à madame la ministre de l’emploi et de la solidarité un rapport synthétisant ces travaux (annexes 1 et 2).
Cette réflexion s’est appuyée sur le fonctionnement de quatre groupes de travail, animés par des personnalités reconnues (annexes 3 et 4) : un groupe, présidé par Maurice Bonnet, vice-président du comité national des retraités et personnes âgées (CNRPA), dont le rapporteur a été Jean-Michel Hote, directeur du centre de liaison, d’étude, d’information et de recherche sur les problèmes des personnes âgées (CLEIRPPA), s’est intéressé à “la place des retraités dans une France solidaire et citoyenne” ; un groupe, présidé par Hubert Brin, président de l’union nationale des associations familiales (UNAF), dont le rapporteur a été Jean-Michel Rossignol, secrétaire national de la fondation nationale de gérontologie (FNG), s’est intéressé au thème : “les personnes âgées et leurs familles” ; un groupe, présidé par le professeur Jean-Louis Albarede, chef du service de médecine interne et de gérontologie clinique au centre hospitalier universitaire de Toulouse, dont le rapporteur a été le professeur Michel Frossard, directeur du centre pluridisciplinaire de gérontologie de L’université Pierre Mendes France de Grenoble, s’est intéressé à “la santé des personnes âgées” ; un groupe, présidé par Paul Cadot, (administrateur CFDT de la caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS), président de la commission d’action sociale), dont les rapporteurs ont été Jean-Yves Allee, directeur départemental des affaires sanitaires et sociales d’Ille-et-Vilaine et Olivier Piron, chef de service à la direction générale de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction, s’est intéressé à “l’habitat des personnes âgées”. Chaque groupe a remis, conformément à son mandat, un rapport thématique dont les principaux éléments ont alimenté le rapport de synthèse, validé par le comité de pilotage lors de sa réunion du 22 septembre 1999.
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Enquete HID 2000
La première vague de l’enquête HID, handicaps-incapacités-dépendance, a été réalisée
fin 1998 auprès d’un échantillon d’environ quinze mille personnes vivant en institutions
(même passagèrement, comme c'est le cas de nombreuses personnes soignées pour
maladie mentale) : établissements pour personnes âgées, foyers pour handicapés jeunes
ou adultes et institutions psychiatriques. Ces mêmes personnes seront à nouveau
interrogées à la fin de l’an 2000.
Pour leur part, trois à quatre cent mille personnes vivant en domicile ordinaire vont
remplir, à l’occasion du recensement de la population de mars 1999, un court
questionnaire sur le thème « vie quotidienne et santé ». À la suite de cette opération de
filtrage, vingt mille d’entre elles recevront la visite d’un enquêteur de l’Insee, une première
fois fin 1999 et une seconde fois fin 2001.
L’exploitation statistique démarrera dès le premier semestre de 1999. Elle s’étendra
probablement jusqu’au milieu de la prochaine décennie compte tenu de l’importance et de
la richesse de l’ensemble de données qui aura été recueilli.
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Bâtir le scénario du libre choix
Rapport Comité Analyse Stratégique juin 2006
Les attentes sociales bousculent en permanence les cloisonnements professionnels et
institutionnels. Elles débordent dans le cas d’espèce le cadre d’action gérontologique
traditionnel. Le rapport s’est donc attaché, dans un premier temps à la préservation de
l’autonomie en milieu de vie ordinaire, aux possibilités de densifier le contenu du soutien à domicile, à la structuration locale de l’offre. L’offre professionnelle, sanitaire et médico-sociale, est ensuite présentée dans toute sa diversité. L’accent est enfin mis sur les possibilités de coordination au sein de cette gamme, sur les capacités d’intégration et la division du travail en la matière, avec une préoccupation centrale : ne pas faire reposer la charge de la coordination les usagers.
La politique du logement, les politiques d’aménagement locales ne sont évidemment pas à vocation unique : le soutien à domicile des personnes en perte d’autonomie, la prise en compte de leurs préoccupations en matière de logement, d’accessibilité, de déplacement, la planification foncière (en faveur de l'habitat des personnes âgées), ne suffisent pas à résumer l’agenda des décideurs ou des opérateurs pris dans l’entrelacs de priorités multiples et de préoccupations contradictoires. Quand bien même les outils existeraient, les politiques déterminantes du soutien à domicile n’ont pas forcément la constance ou la détermination de la défense d’intérêts monovalents.
Les attentes des personnes âgées portent pourtant au moins autant sur les caractéristiques de la prise en charge non professionnelle que sur les possibilités de densifier l’offre professionnelle ou le soutien aux aidants informels. Le désir d’autonomie n’est pas un vain mot : ne pas dépendre d’un tiers, ne pas être à la charge d’autrui suppose d’abord de préserver les ressources d’autonomie individuelles.
Bien sûr, il arrive un moment où l’appel à un tiers professionnel devient indispensable mais même en ces circonstances, la préservation des ressources d’autonomie reste un enjeu. Le risque à ne pas le reconnaître, avec les meilleures intentions du monde ou par routine professionnelle, est de précipiter la dégradation des capacités individuelles… ou de susciter le rejet de l’aide externe.
La fragilité des personnes prises en charge crée des devoirs pour la société et pour les
opérateurs. Un certain nombre de textes législatifs ont reconnu les droits des personnes
accueillies en institution ou aidées à domicile, mis en exergue la qualité, etc. Ce corpus porte sur le terrain du droit les exigences d'une nouvelle époque de la prise en charge : après le temps du déploiement des infrastructures et de l'humanisation des hospices, après la construction d'une prestation pour l'autonomie, le drame de la canicule a sans doute ouvert une nouvelle période de cette lente construction institutionnelle, moins univoque : souci de diversification eu égard aux attentes de la population, montée en gamme en rapport avec les revendications consuméristes, souci de la performance et de l'ouverture, territorialisation et
cohérence de la gouvernance.
Les droits des personnes âgées dépendantes se doublent aujourd’hui de la reconnaissance de la contribution des familles. Le développement des pathologies du grand âge et la meilleure connaissance de l'étendue et des conséquences des détériorations intellectuelles participent de cette prise de conscience et appellent des solutions diversifiées avant tout soucieuses de la prise en charge de personnes fragiles et du soulagement à apporter aux aidants ; dans ce registre, les expériences internationales sont particulièrement éclairantes.
La diversité de l'offre et la nécessité d'articuler les éléments de la gamme renvoient aux
conditions de promotion de l'innovation et à l'ancrage territorial des politiques publiques, à la mise en réseau, aux initiatives des acteurs, en liaison avec les postures des régulateurs. Dans la gamme des dispositifs de coordination, l'organisation de la filière gériatrique et la diversification de l'offre des services des établissements apparaissent comme les enjeux déterminants.
Le déploiement d'une offre diversifiée repose en effet tout à la fois sur les initiatives d'acteurs polyvalents (susceptibles d'organiser eux-mêmes cette diversité) et sur les outils de la régulation publique proactive en la matière (mettre en place les outils réglementaires, les financements, les dispositifs de coordination), accommodante (ne pas entraver le développement d'une offre diversifiée et multi-services) ou garante (s'assurer que les acteurs économiques jouissent des mêmes droits).
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