Argent et patrimoine
Seniors : Bayard Presse décrypte les dynamiques d'un marché à haut potentiel
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Résultats de l'Enquête Revenus Fiscaux 2004 en France métropolitaine (INSEE Résultats)
Les revenus et la pauvreté monétaire en 2004
En 2004, le niveau de vie moyen mensuel des individus s'établit à 1 503 euros. La moitié des individus a un niveau de vie inférieur à 1 314 euros par mois. Les 10 % des individus les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 753 euros par mois, les 10 % des individus les plus aisés un niveau de vie supérieur à 2 363 €. La répartition des revenus est inégalitaire : les 20 % des individus aux niveaux de vie les plus faibles détiennent 9,6 % de la masse des revenus par équivalent adulte, contre 37 % pour les 20 % des individus les plus aisés.
En 2004, le seuil de pauvreté à 60 % de la médiane représente en France un niveau de vie individuel de 788 euros par mois. Le taux de pauvreté est selon ce seuil de 11,7 % en 2004, ce qui représente environ 6,9 millions de personnes.
http://www.insee.fr/fr/ppp/ir/accueil.asp?page=erf2004/synt/synthese.htm
Les inégalités de patrimoine des ménages entre 1992 et 2004
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L’épargne retraite : vers 1000Mds€ d’encours en 2006
Rapport de Philippe MARINI, Sénateur de l’Oise, septembre 2006
Trois ans après l’adoption de la loi du 21 août 2003, dite loi Fillon, portant sur la réforme des retraites, ce «bilan d’étape» a pour but de mettre en avant l’état actuel (caractéristiques, forces, faiblesses) et les perspectives de développement de cette forme de placement, ainsi que les aménagements législatifs et réglementaires envisagés «pour garantir à chacun la constitution d’une épargne retraite individuelle en complément des régimes obligatoires». Ce rapport de plus d’une centaine de pages est divisé en trois parties, consacrées respectivement à la montée en puissance progressive de l’épargne retraite en France, aux clarifications souhaitables pour accroître l’attractivité de l’épargne retraite et à la situation des régimes particuliers (en particulier les régimes d’épargne retraite propre à la fonction publique et gérés par les institutions de prévoyance). A noter que le développement de la rente et le renforcement du placement en actions pour aider au financement des entreprises sont les deux axes majeurs de ce rapport.
Un développement significatif de l’épargne retraite en France Selon Philippe Marini, «la France connait une bonne panoplie de dispositifs d’épargne retraite qui répondent à des besoins diversifiés. Mais la première véritable prise de conscience est apparue avec la loi Fillon de 2003. Le temps de déploiement a été assez long puisque l’épargne retraite ne s’est finalement affirmée que depuis le milieu de l’année 2005. Mais on peut percevoir clairement un effort de lucidité collective sur les enjeux macroéconomiques et sociétaux».C’est ainsi que pour la seule année 2006, l’épargne retraite atteint 9 milliards d’euros de cotisations annuelles et un encours de près de 100 milliards d’euros. Ce qui représente une part significative de l’épargne financière des Français. Les contrats d’épargne retraite s’élèvent à plus de 6,5 millions de cotisants annuels. 40% du stock sont représentés par les régimes d’entreprise « article 82 » et « article 83 ». L’encours devrait dépasser le seuil de 1 000 milliards d’euros en 2006.
Argent et patrimoine
Les etudes menées par Jean de KERVASDOUE et Philippe ULLMAN au sein du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) s’intéressent à l’évolution :
- des revenus, notamment ceux issus des retraites
- du patrimoine
des ménages de la generation du baby-boom/papy-boom.
En l’état actuel, étant donné qu’ils ont connu croissance économique sans chômage massif, et qu’ils ont vécu la féminisation du travail, ils devraient bénéficier à horizon de 10 ans un niveau de vie supérieur à celui des actifs. La situation devrait progressivement se rééquilbrer par la suite.
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Le vieillissement de la population va entraîner une augmentation du nombre de situations de
Mais à la différence de la couverture de base, elle est beaucoup moins uniforme :
- elle est plus ou moins adossée à des concours publics qui peuvent en abaisser le coût supporté par l’assuré (aides fiscales ou sociales) ou en faciliter l’accès (aides à la mutualisation et couvertures gratuites).
Cet état de fait pose cinq problèmes majeurs :
- celui du renoncement aux soins. Les assurés pas ou mal couverts en complémentaire renoncent-ils à des soins, notamment des soins primaires ? Avec quelles conséquences ?
- celui d’un excès de dépenses. La couverture proche de 100% (base + complémentaire) conduit-elle à un excès de consommations, voire de recours ?
- celui du taux d’effort des ménages. Est il admissible ? Les différences de coût, à garanties égales, entre les assurés (notamment à cause de la différence dans les concours publics) sont-elles raisonnables ?
- celui de la gestion du risque. Comment les organismes complémentaires peuvent ils y contribuer ?
La croissance de la dépense et la lente poussée des complémentaires expliquent que le débat prenne de plus en plus d’ampleur. Comme beaucoup de commentateurs estiment que la part des complémentaires va s’accroître (la contrainte de prélèvements obligatoires conduisant à déporter des dépenses de la base vers les complémentaires), les réponses apportées ont une importance de plus en plus cruciale.
Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie a donc entrepris de dresser un état des lieux.C'est l'objet de la note ci-jointe qui aborde successivement les prestations en nature et les prestations en espèces.
