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EUROPEAN (Europe)

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Résolution européenne sur la contribution et les besoins des personnes âgées à la société

Le 22 février le Conseil des Ministres Emploi et Affaires sociales a adopté une Résolution reconnaissant la contribution que les personnes âgées apportent à la société et demandant qu'ils ne soient plus marginalisés.
Il est urgent de répondre aux besoins des personnes âgées en rendant les biens et services accessibles et en améliorant leur qualité de vie. Le Conseil des Ministres a aussi demandé à la Commission de rédiger un rapport en 2008 sur les ajustements nécessaires à apporter aux structures économiques et sociales pour mieux répondre aux besoins des personnes âgées.
Le Conseil souhaite aussi que le 7e programme cadre et les Fonds structurels soient mieux utilisés pour répondre aux besoins croissants et divers des personnes âgées.
05/03/2007
le
Autriche : manque d’aides à domicile pour les personnes âgées


Helene, ma voisine de palier, a plus de 90 ans. Elle vit seule. Elle n'a pas eu d'enfant. Ceux qu'elle a élevés avaient une autre mère, l'ex-épouse de son compagnon avec lequel elle a vécu pendant plus de 30 ans et qui est décédé d'un cancer. Elle a un neveu, lui-même père de famille divorcé, et qui est malade. A part son médecin qui passe quand elle l'appelle, ses voisins qui viennent lui tenir compagnie quand ils ont le temps, une femme de ménage, qu'elle a embauchée 2 matinées par semaine, et l'aide de la mairie qui vient lui apporter son repas, elle est seule.
Elle a travaillé toute sa vie. Elle n'a pas fait d'études, juste le baccalauréat, mais elle a suivi des formations professionnelles qui lui ont permis de finir cadre. Mais sa retraite est juste suffisante pour lui permettre d'avoir sa petite femme de ménage deux matinées par semaine.Elle n'a pas de maladies particulières, Parkinson, Alzheimer, qui nécessitent un " internement " comme elle dit dans une maison médicalisée ou à l'hôpital. Elle n'a pas envie de finir dans une maison de retraite pour voir mourir tous ses compagnons de mauvaise fortune, parce que trop vieux pour rester seuls chez eux. Et puis il y a le chat et toutes ses affaires qui racontent sa vie... Encore Helene a de la chance, elle habite en ville, elle n'est pas impotente, elle mange toute seule, elle peut encore se laver, s'habiller, faire son café, tous ces petits gestes quotidiens qui pour de très nombreuses personnes âgées, et même plus jeunes qu'elle sont des plus difficiles à exécuter. Et surtout elle n'a besoin de personne la nuit. Elle a bien fait une demande pour bénéficier d'une aide à domicile sociale, car elle ne veut pas embaucher quelqu'un au noir.

Elle a trop peur, et comme elle n'a pas de famille, qui pourrait le cas échéant la défendre en cas de problème ? Mais voilà, il n'y a pas suffisamment de personnel, donc on ne peut lui envoyer personne. Alors Helene, qui ne sort plus, qui a de plus en plus de mal à se déplacer, à cause de son cœur qui fatigue, de ses jambes qui ne peuvent plus la porter et de cette peur qu'elle a de tomber, de ne pas pouvoir se relever, d'oublier qu'elle a déjà pris son médicament, angoisse devant les journées vides et solitaires. Quand elle appelle les services sociaux, c'est toujours la même réponse, il faudrait que ce soit elle qui trouve son aide à domicile, elle serait alors prise en charge, mais pour Helene c'est une démarche qu'elle n'a pas le courage de faire, seule. Mes grands parents, plus jeunes que ma voisine Helene, eux, n'ont pas hésité à " inviter " à la maison, la sœur de leur ancienne femme de ménage bosniaque. Elle habitait chez eux à l'année, alors qu'elle avait son mari et ses enfants en Bosnie, s'occupait de toute la maison et surtout de mon grand-père en fauteuil roulant à cause de son Parkinson, qu'il fallait sortir de son lit, laver, habiller, porter, faire manger... des gestes que ma grand-mère ne pouvait effectuer elle-même, parce que mon grand-père était trop lourd pour elle. Et surtout elle était là pour assurer une présence, une aide et des soins la nuit.

Avant de céder à cette solution, mes grands-parents avaient pourtant fait eux aussi les démarches nécessaires pour bénéficier d'une aide sociale légale. Mon grand-père avait été un premier temps placé en maison médicalisée, d'où nous l'avons sorti à cause d'une dépression. Puis ce sont succédées différentes personnes envoyées par les services sociaux, mais dont l'aide se limitait strictement à ce qui était médical, et surtout dont il fallait payer un surcoût relativement important quand ils devaient rester la nuit. La solution de la garde 24 heures sur 24 n'existe pas en réalité. L'un dans l'autre mes grands-parents ont renoncé à l'aide sociale, et Elisabeth est restée.

Aujourd'hui Elisabeth est retournée auprès de son mari et de ses enfants, elle a sûrement gagné en deux ans, tout ce qu'elle aurait gagné en une vie, mais elle n'a pas voulu rester, elle devait s'occuper maintenant de sa mère malade. Mais grâce à elle mon grand-père, et ma grand-mère, ont encore pu profiter tranquillement des derniers jours de sa vie, profiter aussi des fruits de leurs années de travail, sans être en plus un poids pour leurs enfants.

En Autriche ces travailleurs au noir dans le secteur de l'aide à domicile seraient actuellement 40.000, essentiellement d'origine des Balkans et d'Europe de l'est, et bien évidemment on leur reproche d'être sans formation ni qualification. Je me demande tout de même quelle formation, quelle qualification il faut pour tenir compagnie à une personne seule, pour lui préparer ses repas et l'aider à se relever la nuit ?

Et surtout quand face à plus de 600.000 personnes âgées qui peuvent prétendre bénéficier d'une aide à domicile l'état ne peut proposer qu'un effectif de 15.000 salariés, cela pose évidemment un énorme problème d'adéquation et ouvre la voie à l'illégalité.Actuellement on assiste aussi à un boom immobilier des maisons de retraite médicalisées. Elles se construisent jusque dans les petits villages reculés dans les campagnes et les montagnes autrichiennes. Mais est-ce la solution que celle de construire ce que certains politiques appèlent déjà les " ghettos " pour les vieux ?

Il a suffi des dernières déclarations du Ministre des affaires sociales, Erwin Buchinger, qui met les pieds dans le plat de tout ce qui peut-être dossier social sans en référer au préalable à ses collègues de l'économie et des finances (il vient de déclarer qu'après tout comme l'espérance de vie s'allonge on pourrai aussi reporter l'âge de la retraite...) pour rouvrir la polémique au sein du gouvernement de coalition. Elle porte sur différents aspects de la réforme à mettre en place. Tout d'abord sur la nécessité même d'une réforme en profondeur du système ou non, ensuite sur les montants d'ajustement des aides à domicile, et enfin sur l'enveloppe globale.

Si le Ministre aux affaires sociales promet une nouvelle enveloppe pour augmenter le montant des allocations d'aide à domicile, fixées entre 2500 et 3000 euros par bénéficiaire, le ministre des finances, lui, parle d'un simple ajustement, point final, alors que les organismes sociaux, les régions et les collectivités embrayent, elles, sur la mise en place d'une enveloppe de 200 à 300 millions d'euros supplémentaires à court terme et d'un réforme complète du système à long terme, la mise en place d'une sorte de " pacte social ".Cela semble évident qu'une politique d'engagement est absolument nécessaire dans ce domaine, et ce dès aujourd'hui. Et elle doit se faire sur tous les fronts, qualité et organisation, formation, et financement, une anticipation sur les besoins, qui sont mesurables. On nous parle constamment du vieillissement de la population, qu'on en tienne enfin compte dans nos politiques !

Source : Newropeans Magazine

12/02/2007
le
Les indicateurs européens de cohésion sociale


Depuis le sommet de Lisbonne de 2000, les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne ont adopté une "méthode ouverte de coordination" destinée à organiser la convergence des systèmes nationaux de protection sociale vers la réalisation d'objectifs communs dans le domaine de la cohésion sociale.

Des indicateurs sociaux publiés régulièrement permettent de mesurer les progrès de l'Union en ce sens dans les domaines suivants : inclusion sociale, pensions et soins de santé.

Treize indicateurs transversaux sont complétés par trois séries d'indicateurs thématiques, couvrant de façon plus complète chacun des domaines concernés.

Les données produites dans le cadre de cet exercice mettent en évidence que la France présente des valeurs de ces indicateurs à la fois supérieures à la moyenne européenne en matière de limitation de la pauvreté monétaire et laborieuse, de qualification des jeunes ou de cohésion territoriale, et voisines de la moyenne européenne, pour ce qui est du taux d'activité ou des besoins de financement futurs des régimes de protection sociale, constate une étude de la DREES.

La France paraît toutefois en situation relativement défavorable en matière de performances du marché du travail ou d'espérance de vie sans incapacité à la naissance des hommes. Cette étude décrit les indicateurs sociaux retenus au plan européen et met à disposition les données établies sur cette base.

22/01/2007
le
L'âge de la retraite augmente inexorablement en Europe


Confrontés au vieillissement de leur population, plusieurs pays européens s'attachent à rouvrir l'épineux dossier des retraites, avec à la clé l'idée d'un départ plus tardif à la retraite des salariés. En Allemagne, le gouvernement de grande coalition d'Angela Merkel doit fixer mercredi le relèvement de l'âge légal de la retraite à 67 ans à l'horizon 2029.

La mesure est censée désamorcer une bombe à retardement démographique. Selon des données du ministère des Affaires sociales, d'ici 30 ans, l'Allemagne comptera deux actifs pour un retraité, une situation intenable pour l'actuel système de retraites par répartition. Le gouvernement britannique pour sa part a publié mercredi une loi qui prévoit notamment une augmentation progressive à 68 ans de l'âge de la retraite. Par ailleurs, la pension ne sera plus indexée sur l'inflation, comme actuellement, mais sur la progression des revenus, ce qui est plus avantageux. L'Italie quant à elle doit ouvrir en janvier prochain des négociations pour une nouvelle réforme, à l'issue desquelles un relèvement de l'âge de la retraite est attendu. La Commission européenne avait appelé en février les 25 à "intensifier leurs efforts de réforme face au vieillissement rapide des populations". Malgré l'impopularité de ces réformes, qui sont souvent dénoncées par les organisations syndicales, de nombreuses capitales se sont déjà engagées sur cette voie. La plupart des pays d'Europe de l'Est, confrontés à une quasi faillite des systèmes de retraite hérités de l'ère soviétique, ont mis en place des réformes qui prévoient dans les dix ans à venir l'allongement de la durée du travail jusqu'à 62 ou 63 ans. En Pologne, les hommes travaillent jusqu'à 65 ans et les femmes jusqu'à 60 ans. Un débat est engagé sur une éventuelle augmentation de la durée de travail des femmes. Le gouvernement danois a conclu un accord avec la plupart des partis du Parlement prévoyant de reculer de 60 à 62 ans l'âge du départ en préretraite et de 65 à 67 ans celui du départ en retraite, une décision qui s'appliquera à partir de 2019 et s'étalera jusqu'en 2027. Au Portugal, le gouvernement a signé un accord avec les partenaires sociaux sur un projet de réforme qui devrait être voté en janvier. Il est prévu que l'âge de la retraite passe de 65 ans à 65 ans un mois et un jour en 2008, 65 ans deux mois et 15 jours en 2009 et augmente ainsi jusqu'à atteindre 66 ans en 2017. Certains Etats de l'UE ont décidé de ne toucher qu'aux systèmes de pré-retraite. La Belgique a décidé de relever de 58 à 60 ans l'âge de la retraite anticipée. Tout en maintenant l'âge légal de la retraite à 65 ans, l'Autriche a également porté à 62 ans l'âge de la retraite anticipée et a allongé la durée de cotisation de 40 à 45 ans. La France pour sa part a laissé l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, mais augmenté la durée des cotisations (40 ans en 2008, 41 en 2012, 42 en 2020).

D'autres Etats membres ont choisi de mettre en place des systèmes de bonification pour pousser les salariés à rester le plus longtemps possible sur le marché du travail, comme en Espagne où la retraite augmente de 2% pour ceux qui partent après l'âge légal de 65 ans. En Finlande, le système permet également de gagner plus pour un départ entre 63 ans (âge légal) et 68 ans, et pénalise les salariés qui partent avant 63 ans. Quant à la Suède --citée par la Banque mondiale comme un possible modèle pour les pays confrontés, ou en passe de l'être, à un grave problème de financement des retraites-- l'âge de départ à la retraite y est flexible, à partir de 61 ans. De plus, le montant de la retraite y est calculé selon l'espérance de vie moyenne au moment du départ à la retraite, pour inciter les salariés à travailler le plus longtemps possible. Malgré ces réformes, l'UE est encore loin de son objectif de 50% d'emploi des 55-64 ans, avec seulement 40,2% en 2003.

Source AFP

19/01/2007
le
Ministres et experts échangent leurs idées pour faire face au vieillissement de la population de l'Europe


Dans le prolongement de sa communication sur le problème du vieillissement de la population européenne (IP/06/1359), la Commission européenne a organisé le 30 octobre 2006  le premier forum d'experts au niveau européen, dont le but est d'échanger des solutions à la crise du vieillissement de l'Europe.

400 représentants des États membres et experts venus de toute l'Europe, qui pour étudier les moyens concrets de s'attaquer aux problèmes liés à l'amenuisement de la main-d'oeuvre et au vieillissement de la population.

"A l'avenir, nous devrons considérer toutes les politiques sous l'angle de la démographie. Des changements se feront sentir dans les domaines de l'emploi, des soins de santé et des systèmes de retraite, mais le vieillissement démographique constituera également un défi pour nos systèmes éducatifs, notre urbanisme, nos ressources en matière de logement ou nos infrastructures. La conférence d'aujourd'hui offre aux États membres et aux experts l'occasion d'échanger des bonnes pratiques et d'examiner des solutions concrètes à long terme" a déclaré Vladimír PIDLA, commissaire européen à l'emploi, aux affaires sociales et à l'égalité des chances, avant d'ajouter: "L'identification des mesures pratiques que les États membres peuvent prendre renforcera les arguments en faveur d'une action."

La proportion des Européens âgés de plus de 80 ans devrait presque tripler d'ici 2050 et les personnes âgées de 60 à 79 ans représenteront un quart de la population totale de l'UE. La communication de la Commission sur l'avenir démographique de l'Europe a étudié comment relever ce défi grâce à la promotion du renouveau démographique, à des emplois plus nombreux et à des vies actives plus longues, à une amélioration de la productivité, à l'intégration des travailleurs migrants et à des finances publiques viables.

Le Forum s’est appuyé sur des exemples de bonnes pratiques dans chacun de ces domaines comme, par exemple, un réseau allemand destiné à soutenir "l'économie vermeille" de produits liés au vieillissement, un "laboratoire du temps" italien promouvant une meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale, et une initiative suédoise encourageant un vieillissement en bonne santé.

En outre, les experts se sont intéressés au rôle que les régions et les municipalités peuvent jouer dans la gestion du changement démographique.

Par ailleurs, les résultats d'un projet pilote européen sur le changement démographique ont été présentés. La recherche, financée par le Parlement européen, a débouché sur cinq études d'impact démographique sur des domaines allant de la productivité des travailleurs âgés, de la médecine préventive et des soins de longue durée, au rôle que peuvent jouer les TIC (technologies de l'information et des communications) pour relever le défi du vieillissement.

Trois autres études sont en cours, qui portent sur l'impact du vieillissement sur l'épargne privée, les liens entre croissance économique et croissance de la population et les liens entre migration, aide au développement et commerce.


Pour inscrire dans la durée son action en matière de changement démographique, la Commission européenne organisera un Forum tous les deux ans pendant les dix prochaines années. Elle souhaite également que le Forum serve de catalyseur et suscite des manifestations et des débats similaires aux niveaux national, régional et local.

Le Forum européen sur la démographie:
http://ec.europa.eu/employment_social/emplweb/events/event_fr.cfm?id=625
Lien vers la communication sur la démographie:
http://ec.europa.eu/employment_social/news/2006/oct/demography_fr.pdf
Pour les informations spécifiques aux pays, voir :
http://ec.europa.eu/employment_social/events/2006/demog/fact_file_en.pdf

15/01/2007
le


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