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LE VIEILLISSEMENT AU VU ET AU SU DE TOUS

benoit_pericard_2013 Confiné pendant des années dans un silence un peu honteux, le vieillissement fait désormais la une. Le sujet serait-il devenu tendance ? Ou alors, pour une fois, le retentissement médiatique correspondrait-il vraiment à une problématique de fond ? Il est difficile de faire la part des choses à ce stade qui est celui de la discussion, du débat public. Silverlife compte bien y tenir sa place, celle d'un pionnier qui a attiré l'attention, qui a suscité des débats, qui a exploré des solutions et dont les membres souhaitent être des acteurs du vieillissement actif.

Honneur à notre vice-présidente, Evelyne GAUSSENS, directrice -mais j'écrirais plus volontiers inspiratrice- de l'hôpital Les Magnolias dans l'Essonne. Si certains s'interrogent parfois sur la distance entre l'utopie et la réalité, la vie des résidents-patients de cet établissement témoigne qu'il est possible de prendre en charge la déficience et la fragilité du grand âge dans le respect des personnes et celui des finances sociales. Le bel article du Monde (Lire l'article) mettait en exergue un personnel formé aux méthodes d'accompagnement permettant de diminuer sensiblement et durablement les doses de médicaments. Une autre particularité des Magnolias est sa dimension territoriale avec le réseau tressé avec les EHPAD qui fait bénéficier ces établissements des progrès, par une forme de contagion positive. Le seul "hic" est que cette attitude n'est pas encouragée par l'actuelle tarification : voilà une piste concrète de réforme qu'il est temps d'expérimenter et d'évaluer.

Trois rapports ont été remis concomitamment au Premier Ministre et à la Ministre des Personnes Agés et de l'Autonomie. Le plus remarqué est celui de Luc BROUSSY ("L'adaptation de la France au vieillissement ; France année zéro") sans doute parce qu'il comporte des propositions très concrètes comme le maintien des bancs publics ou le macaron pour les conducteurs âgés. Surtout ne nous gaussons pas, par un travers bien français, de ce qui peut apparaitre comme des mesurettes alors qu'elles font partie d'un ensemble cohérent et surtout qu'elles sont susceptibles d'améliorer au quotidien la vie des aînés et partant, la nôtre. Mais le sous-titre du rapport sonne comme une alarme : la France serait sur le point d'être... en retard. Prévenus, nous n'aurons pas d'excuses si nous constatons dans quelques années que, décidément, le passage du concept au réel est en France trop long et difficile. Nous reviendrons dans nos travaux et nos réflexions sur ces propositions ainsi que sur les perspectives internationales tracées par Martine PINVILLE et sur la prévention du vieillissement confiée au gériatre Jean-Pierre AQUINO.

L'encre à peine séchée des rapports sur la fin de vie, de la proposition peu conformiste du Contrôleur général de lieux de privation de liberté d'intervenir dans les EHPAD, en attente des propositions BERGER/LEFEBVRE sur l'épargne financière : serions-nous en overdose de matière à la réflexion ? Outre le dicton bien senti "abondance de biens ne nuit pas", tentons de déceler l'essentiel de l'accessoire : c'est le rôle de l'Institut que, plus que jamais, je vous invite à rejoindre, à titre collectif et individuel.

 
     
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