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Le système de retraite

Fotolia_14925009_XSRéformes fiscales, systèmes de retraite et chômage involontaire : une analyse à l’aide d’un modèle d’équilibre général calculable.
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Lorsque l'on décrit le système de retraite, on privilégie le plus souvent une approche par régime distinguant les ressortissants du régime général, des régimes de non-salariés, des régimes de fonctionnaires, des régimes spéciaux et l'on examine l'impact des règles de chacun de ces régimes sur la situation de leurs ressortissants.

Or, en pratique, près de la moitié des assurés sociaux effectuent leurs carrières dans plusieurs régimes. Pour ces assurés, les polycotisants, les droits à la retraite sont la somme des droits acquis dans les différents régimes. Pour apprécier la portée des règles de ces régimes, il est en conséquence important de prendre en compte cette catégorie d'assurés, dont la situation variera selon la durée des périodes d'assurance validées dans chaque régime. A priori, de nombreux parcours professionnels de polycotisants peuvent se présenter. Mais, pour réfléchir sur le système de retraite, il est utile de repérer les cas les plus fréquents. L'échantillon interrégime de cotisants (EIC 2003) apporte une nouvelle information rétrospective sur l'enchaînement des régimes d'affiliation. Près d'un retraité sur deux des générations 1942 et 1946 aura validé des trimestres dans au moins deux régimes de retraite de base. On distingue parmi eux trois groupes d'importance à peu près égale qui composent à eux trois la quasi-totalité des polycotisants. Le premier est celui des salariés qui ont cotisé à la fois dans le public et le privé. Le second groupe rassemble des personnes qui ont alterné des périodes de travail indépendant et des périodes de salariat dans le privé. Enfin, on trouve dans le troisième groupe, des salariés ayant cotisé au régime général et à la MSA
 Etudes et résultats (366 Ko)

Le vieillissement de la population est souvent mis en avant comme cause commune des difficultés futures des systèmes de retraite européens. Plus complexe que le vieillissement d'une personne, le vieillissement d'une population doit être appréhendé comme dynamique, réversible et décomposable. Cette déformation de la structure démographique au profit des plus âgés n'est mesuré que pour partie par l'augmentation de l'âge moyen ou le ralentissement de la croissance. Selon qu'il soit le fait, conjugué ou non, d'un vieillissement par la base ou par le sommet, les implications quant à l'équilibre financier des retraites ne seront pas les mêmes. Ce vieillissement ne pèse que sur une dimension de cet équilibre puisque seuls les actifs occupés contribuent effectivement au système de retraite.

L'étude de ce vieillissement dans l'ensemble des quinze pays européens pris comme un tout, mais aussi dans leur disparité, aboutit aux conclusions suivantes. Une convergence globale est détectable à la fois de manière rétrospective et prospective, sur longue période. Mais, en 1960, les démographies des Quinze partent de niveaux et se meuvent selon des vitesses différenciés. De plus, un rebondissement notable en 1985, pour certains pays, de la natalité et/ou de l'immigration, accentuent encore ces différences en courte période. La convergence passée et future de la mortalité et de l'espérance de vie ne suffisent pas à assurer la convergence du phénomène de vieillissement dans un futur proche. Les problèmes d'équilibre des retraites encourus pour des raisons démographiques par les pays européens seront donc d'ampleur et selon des calendriers différents.
 Télécharger la lettre de l'OFCE (759 Ko)

 
     
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