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Grand âge : La démographie


Fotolia_6005556_XSMortalité aux grands âges : encore des écarts selon le diplôme et la catégorie sociale

par Isabelle Robert-Bobée et Olivier Cadot (Insee)



     À 86 ans, dans les conditions de mortalité des années 2000-2002, les femmes ayant un diplôme supérieur ou égal au baccalauréat vivraient encore 7,1 ans en moyenne, contre 6,1 ans pour les femmes sans diplôme. Pour les hommes, la durée de vie restante est moindre que pour les femmes. Mais comme pour les femmes, elle est plus longue pour les plus diplômés : 5,2 ans à 86 ans pour les hommes les plus diplômés contre 4,5 ans pour ceux qui n¹ont pas de diplôme. Pour les deux sexes, les plus diplômés peuvent donc espérer à cet âge vivre encore 20 % plus longtemps que les non-diplômés. Les différences selon le diplôme et la catégorie sociale s'estompent avec l¹avancée en âge. Elles ont disparu parmi les femmes et hommes de 94 ans ou plus.


Espérance de vie mondiale au 1er Juin 2006
 Télécharger le tableau (37 Ko)

Evolution de l’état de santé des personnes âgées en France 1970 - 1996
 Télécharger le bulletin d'information (101 Ko)

Des ménages toujours plus petits
 Télécharger l'étude (102 Ko)

Projections régionales de population à l'horizon 2030
 Télécharger l'étude (76 Ko)

demographie_gd_age

 


 Télécharger le dossier complet (319 Ko)

Jean-Claude TRICHET, The monetary policy : implications of ageing
European Central Bank
(ABP Conference on Pension Diversity and Solidarity in Europe, 26 September 2007)
 Télécharger le document  (97 Ko)

Chantal BRUTEL, Economie et statistique, n°355-356, 2002,
"La population de la France métropolitaine en 2050 : un vieillissement inéluctable"

Le Baby-Boom : suite et fin

 Bulletin mensuel d'information de l'institut national d'études démographiques  (371 Ko) *****

La recherche, financée par le Parlement européen, a débouché sur cinq études d'impact démographique sur des domaines allant de la productivité des travailleurs âgés, de la médecine préventive et des soins de longue durée, au rôle que peuvent jouer les TIC (technologies de l'information et des communications) pour relever le défi du vieillissement.
 
Trois autres études sont en cours, qui portent sur l'impact du vieillissement sur l'épargne privée, les liens entre croissance économique et croissance de la population et les liens entre migration, aide au développement et commerce.

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Population française: vers une stabilisation à 70 millions

Elles annoncent la stabilisation ou la croissance lente comme le scénario le plus probable à plus long terme, alors que les projections précédentes tablaient sur une décroissance. Sur quelles bases repose ce nouveau pronostic ? Laurent Toulemon et Isabelle Robert-Bobée nous l’expliquent en passant en revue les différents scénarios envisagés. L'Insee a publié en juillet 2006 de nouvelles projections de population pour la France métropolitaine à l’horizon 2050. D’après le scénario central fondé sur les tendances démographiques récentes, la population de la France métropolitaine compterait 70 millions au 1er janvier 2050, contre 61 millions au 1er janvier 2005, soit 9 millions de plus.

Un doublement des personnes de 60 ans et plus d’ici 2050

Entre 2005 et 2050, l’augmentation de population se ferait uniquement après 60 ans : la population doublerait à ces âges, les générations nées dans la première moitié du XXe siècle étant remplacées par celles plus nombreuses nées après la fin de la Seconde guerre mondiale. En revanche, en dessous de 60 ans, les effectifs resteraient à peu près les mêmes.

La projection centrale est complétée par 26 scénarios alternatifs combinant différentes hypothèses d’évolution de la fécondité, de la mortalité et des migrations. Le scénario central retient une fécondité de 1,9 enfant en moyenne par femme, soit un niveau proche de celui d ’aujourd’hui ; une mortalité continuant à baisser au même rythme qu’au cours des quinze dernières années; et un solde migratoire (les entrées moins les sorties du territoire) de +100000 personnes par an.

Selon les hypothèses de fécondité «haute» (2,1 enfants), ou «basse» (1,7), la population en 2050 varie de plus ou moins 4,1 millions autour des 70 millions d’habitants du scénario central. De même, selon qu’on fixe le solde migratoire à 50000 par an (hypothèse «basse») ou 150000 (hypothèse «haute»), elle varie de plus ou moins 3 millions. Les hypothèses d’évolution de la mortalité ont un impact plus limité:plus ou moins 1,6 million. Au total, en combinant les hypothèses haute ou basse de chaque composante, la fourchette des projections va de 61 à 79 millions d’habitants en 2050.

L’incertitude sur les effectifs varie selon les âges

Elle est plus forte pour les cohortes qui ne sont pas encore nées en 2005, au début de la projection. Par exemple, l’effectif des 0-19 ans en 2050 est de 15 millions selon le scénario central (le même nombre qu ’en 2005), mais avec une fourchette large, lions selon les scénarios bas et haut de fécondité et de migrations, soit plus ou moins 20 % de la projection centrale. En revanche, pour les personnes de 60 ans ou plus, déjà nées en 2005,les scénarios extrêmes conduisent à des chiffres de 20 à 24 millions en 2050, soit plus ou moins 6% autour de la projection centrale, 22 millions. C’est essentiellement l’hypothèse de natalité qui fait varier les effectifs des 60 ans ou plus entre 2005 et 2050. Quel que soit le scénario, leur nombre augmente très fortement (+ 77%),les générations nombreuses nées entre 1946 et 1974 se substituant aux générations creuses qui les ont précédées.

L’incertitude est plus grande pour les naissances que les décès

Le scénario central conduit à un nombre annuel de naissances stable d ’ici 2049,dernière année de la projection, proche du niveau d’aujourd’hui (750000). En revanche, le nombre annuel de décès augmente de près de 250000,passant de 530000 en 2005 à 770 000 en 2049, soit une hausse de 45%. Ces chiffres varient selon le scénario, avec une fourchette plus large pour les naissances que les décès. En 2010, le nombre de naissances varie de 680 000 à 840 000 entre les hypothèses basse et haute de fécondité. L’évolution dépend ensuite de l’hypothèse de migration. En 2049, les en plus ou en moins par rapport au scénario central (745 000). Le nombre annuel de décès augmente fortement dans tous les cas. L’éventail en 2049, 70 000 décès annuels en plus ou en moins par rapport aux 770000 du scénario central, est beaucoup plus resserré. Tous les scénarios conduisent à une hausse des décès très importante entre 2030 et 2040 : les générations nombreuses du baby-boom, très âgées à cette période seront en train de s’éteindre.

Vers une stabilisation de la population de la France ?

Les précédentes projections de l ’Insee, publiées en 2001, conduisaient à une population de 64 millions en 2050 (scénario central). Les nouvelles projections révisent ce chiffre à la hausse. Mais leur véritable nouveauté est ailleurs:le nouveau scénario central conduit à une stabilisation de la population à long terme avec non seulement un effectif totalement constant, mais aussi une pyramide des âges qui resterait la même : avec un indice conjoncturel de fécondité de 1,9 enfant par femme et un solde migratoire de 100000 personnes par an, la population de la France reste stationnaire, au moins pour ce qui est des moins de 50 ans. La reproduction de la population se fait à l’identique année après année. Le nombre de naissances est stable aux alentours de 750000 par an.

Entre 0 et 50 ans, l’effectif de chaque cohorte augmente de 95000 personnes (100000 venant du solde migratoire, auxquelles on retranche 5000 décès) pour atteindre 845000, puis il diminue aux âges plus élevés à cause de la mortalité. Vers 30 ans, on compte 395000 femmes, qui mettent au monde 750000 enfants … et la population se reproduit à effectif constant.

En prolongeant le scénario central de l’Insee au delà de 2050, si on suppose que la mortalité ne baisse plus mais reste constante, la population est stationnaire à long terme : elle conserve son effectif et sa structure, avec tous les ans environ 750000 naissances, un solde migratoire de 100000 personnes et 850000 décès. La fécondité, la mortalité et le solde migratoire s’équilibrent parfaitement entre eux. Les précédentes projections de l’Insee (faites après la fin du baby boom) prévoyaient une diminution à long terme de la population, tandis que les projections faites pendant le baby boom prévoyaient à l’inverse une croissance ininterrompue. Ici, et sans que ce résultat ait été posé a priori, on aboutit à une population d’effectif constant d’environ 71 millions d’habitants.

Supposons maintenant que la mortalité, au lieu de rester constante après 2050, poursuive sa baisse au même rythme qu’avant. L’espérance de vie à la naissance continuerait de progresser, passant de 86,4 ans en 2050 à 90,9 ans en 2100. La population de moins de 50 ans resterait constante, car la mortalité avant 50 ans est négligeable, mais la population de 50 ans et plus augmenterait, entraînant la poursuite du «vieillissement par le haut».

La population totale augmenterait elle aussi pour atteindre 74 millions en 2100. La base de la pyramide resterait donc inchangée, mais le haut s’agrandirait constamment. Tous les ans, on compterait, comme dans le scénario précédent, environ 750 000 naissances et un solde migratoire de 100000 personnes, mais les décès ne seraient plus que 790000,et la population augmenterait de 60000 personnes par an.

Que nous apportent ces nouvelles projections ?

Elles confirment le vieillissement de la population d’ici 2050. Si la taille de la population projetée d’ici 2050 est fortement conditionnée par les hypothèses retenues, tous les scénarios conduisent, sans exception, à une hausse importante de la proportion de personnes âgées à cet horizon. L’ampleur des variations entre scénarios et les effets induits par la révision du scénario central rappellent les incertitudes de l ’évolution de la population à long terme, tout en confirmant la tendance au vieillissement. Enfin, la nouvelle projection centrale nous présente la stabilisation de la population (ou son augmentation lente si la mortalité continue de baisser) comme étant le scénario le plus probable si les tendances actuelles se prolongent.

Source : Population & Société – Laurent Toulemon et Isabelle Robert-Bobée


Dans quelles régions meurt-on le plus tard au début du XXIe siècle ?
L'Île-de-France s'impose comme une zone de faible mortalité
Fabienne Daguet, Insee

L’Île-de-France est aujourd’hui la région où les hommes vivent le plus longtemps (77,3 ans), devant le quart sud-ouest de l’hexagone. L’espérance de vie est minimale pour les hommes et les femmes domiciliés au nord et au nord-est du pays, et dans un espace central correspondant à une diagonale Champagne-Auvergne. Les Pays de la Loire ont la longévité féminine la plus élevée. Les différences entre régions se sont atténuées au cours de la seconde moitié du XXe siècle. La mortalité après 60 ans est déterminante dans les écarts observés. Les habitants des départements d’outre-mer meurent en moyenne plus précocement qu’en métropole.

 Dans quelles régions meurt-on le plus tard au XXIe siècle ? (1,445 Ko)

 Espérance de vie mondiale au 1er Juin 2006 (37 Ko)

  POPULATION & AVENIR
Perspectives démographiques de la France et de l’Europe à l’horizon 2030 : analyse économique
 (2,920 Ko)


  La dépendance des personnes âgées : une projection à long terme (368 Ko)

  Projection à horizon 2040 du nombre de personnes âgées dépendantes  (36 Ko)

 La dépendance des personnes âgées: données démographiques et perspectives à long terme (1,176 Ko)

 
Sensibilité des projections démographiques dans les pays de l'OCDE: étude de l’OCDE, novembre 2005

Ce document évalue la sensibilité des projections démographiques à différentes hypothèses de mortalité, de natalité et d'immigration. Un modèle simplifié de simulation démographique est construit pour 23 pays de l'OCDE qui permet de reproduire fidèlement les projections des Etats membres à hypothèses identiques. A l'horizon 2020, les projections démographiques seraient assez robustes à leurs hypothèses. A l'horizon 2050, la difficulté à prévoir les évolutions futures de l'espérance de vie et de la natalité introduit une incertitude importante quant au niveau du ratio de dépendance. Enfin, l'effet sur le ratio de dépendance lié à un redressement durable du taux de fertilité ne compenserait pas l'impact d'une poursuite des gains d'espérance de vie selon leur rythme passé (i.e., de deux années par décade).

  Sensibilité des projections démographiques dans les pays de l'OCDE (389 Ko)

Vieillissement et territoires

Dans le cadre du programme « Territoire 2030 » de la DIACT (Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires), et du CAE (Conseil d’analyse économique), Michel GODET, professeur au CNAM, a remis un rapport au premier ministre sur le vieillissement de la population.

En 2030, 31 % de la population sera âgée de plus de 60 ans et la part des jeunes de moins de 20 ans sera de 21 %. Cette évolution démographique aura des conséquences sur l’activité économique des territoires.

Selon le rapport, les services aux particuliers devraient augmenter. Les personnes âgées migrent de plus en plus vers le sud de la France et l’arc atlantique ce qui contribue au maintien d’une vie économique dans les villages et petites villes.


  VIEILLISSEMENTS ET ACTIVITÉS DES TERRITOIRES À L’HORIZON 2030 (245 Ko)

 
     
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