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MATHUSALEM (France)
Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire
« Une révolution équivalente à celle du téléphone portable » telle est la conviction de Jean-Louis Borloo depuis le vote de son plan de développement des services à la personne.
L'Agence nationale des services à la personne (ANSP) estime que 130.000 emplois supplémentaires - contre 65.000 en 2005 - ont été créés depuis janvier dans ce secteur. Plus de la moitié des quelque 250.000 créations nettes d'emplois constatées en France cette année seraient donc le fait des services à la personne. Avec 107.505 offres déposées à l'ANPE au troisième trimestre, le secteur est même devenu le premier pourvoyeur de propositions d'emplois, devant la vente-distribution.
L'objectif affiché en début d'année d'y créer 500.000 emplois en trois ans « sera largement dépassé », a assuré, hier, Jean-Louis Borloo. Sur les trois premiers trimestres, le secteur affiche une croissance de son chiffre d'affaires de 18 %, porté par le succès du soutien scolaire (+ 43 %), de l'assistance aux personnes dépendantes (+ 30 %) ou encore l'essor du dépannage informatique. Les professionnels parient sur une progression encore plus marquée de l'activité comme de l'emploi l'an prochain - l'ANSP prévoit « au moins 150.000 créations d'emplois nettes » -, en raison du développement des chèques emploi-service universel (Cesu) préfinancés. 7 millions de ces Cesu ont été distribués cette année, surtout par des PME, et 2007 devrait voir les grands groupes se lancer. « Le nombre de Cesu préfinancés va au moins doubler en 2007 », assure Bruno Arbouet, directeur général de l'ANSP.
Annoncé depuis longtemps, l’ordre des infirmiers a été adopté par la loi le jeudi 14 décembre 2006.
Ainsi est créé Ordre national des infirmiers regroupant tous les modes d'exercice (libéral, salarié du secteur privé, hospitalier), sauf ceux régis par le statut militaire.
L'adhésion sera obligatoire pour exercer la profession. L'Ordre comprendra un échelon national, régional et départemental.
Il devra veiller "au maintien des principes d'éthique, de moralité, de probité et de compétences indispensables à l'exercice de la profession" et à l'observation des devoirs professionnels par tous ses membres.
Il devra élaborer un code de déontologie, tenir le tableau des infirmiers et participer au suivi de la démographie de la profession. Il participera à la diffusion des règles de bonnes pratiques en soins infirmiers en coordination avec la Haute autorité de santé (HAS) et sera consulté sur les textes législatifs et réglementaires concernant la profession.
Des élections auront lieu tous les quatre ans au suffrage direct pour l'échelon départemental et indirect pour les échelons régionaux et national. Les conseillers départementaux éliront les conseillers régionaux qui éliront les conseillers nationaux.
Les conseils départementaux auront pour mission l'inscription des professionnels au tableau de l'ordre et assureront une mission de conciliation en cas de litige entre un patient et un professionnel ou entre professionnels.
L'échelon régional comportera une chambre disciplinaire de première instance qui statuera sur les manquements au respect du code de déontologie. La chambre disciplinaire du conseil national sera compétente pour l'appel.
A chaque échelon, le conseil sera composé de trois catégories d'infirmiers (hospitaliers, libéraux, salariés du secteur privé), chaque catégorie ayant le même nombre de représentants.
Le texte prévoit également la suppression du Conseil des professions d'infirmier, masseur-kinésithérapeute, pédicure podologue, orthophoniste et orthoptiste.
Le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale, CERC, dans ce septième rapport, répond à l'une des missions que les pouvoirs publics lui ont confiées selon les termes de l'article 6 du décret n° 2000-302 du 7 avril 2000 : celle d'établir "un rapport de synthèse périodique portant sur les évolutions constatées dans le domaine de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale". Le rapport est constitué de trois parties analytiques suivies d'un chapitre final. La première partie concernant le contexte général retrace dans quatre documents les points suivants : la démographie, la croissance et ses facteurs, les prélèvements sociaux et fiscaux et les finances publiques, les transformations de l'Etat-social. La seconde partie analyse l'emploi, le chômage et les revenus dans trois documents : l'emploi et le chômage, l'évolution des revenus d'activité et enfin l'évolution du revenu des ménages. La troisième partie traite de certains facteurs affectant la cohésion sociale en quatre documents : les disparités de revenu et de patrimoine, la formation et l'égalité des chances, l'espace vecteur d'inégalités et la pauvreté. Dans le chapitre final "Entre ombres et lumières", le Conseil a sélectionné, parmi les nombreux constats effectués dans les documents précédents, certains qui se situent dans le droit fil des compétences du CERC et qui lui paraissent particulièrement importants.
19/11/06 - Dans cet ouvrage rendu public le 16 novembre par la CNAV, Claudine Attias-Donfut, directeur des recherches sur le vieillissement à la Caisse nationale, et son équipe livrent les résultats de la première grande enquête réalisée en France sur le vieillissement des immigrés de 45 à 70 ans. Ses auteurs tirent des conclusions optimistes : "Les populations immigrées concernées par l'enquête se signalent par un très haut niveau d'intégration". A l'heure de la retraite, 59 % des actifs interrogés souhaitent passer leur retraite en France et 24 % pratiquer des allers-retours avec le pays d'origine. Seuls 7 %, principalement parmi les immigrés tardifs, envisagent un retour au pays. L'étude des profils migratoires fait apparaître une grande hétérogénéité des populations immigrées. Contrairement aux idées reçues, ce sont les natifs du Portugal qui sont les plus nombreux parmi les immigrés de 45 à 70 ans. Viennent ensuite, par ordre décroissant, ceux d'Algérie, du Maroc et d'Italie, puis d'Espagne. Ils font un bilan positif de leur vie au travail. 45 % évaluent "positivement leur cursus professionnel et le considèrent en termes d'ascension". "Plus des deux tiers des immigrés pensent avoir connu une réussite sociale supérieure à celle de leurs parents". Pourtant, ils ont travaillé plus tard que l'ensemble des salariés. Peut-être parce "qu'ils ont connu plus souvent des carrières discontinues et donc des durées de cotisations inférieures", ils sont moins nombreux à être inactifs avant l'âge de la retraite et moins nombreux à partir à la retraite avant 65 ans, comparés à la population générale. Les auteurs soulignent que "les immigrés contribuent ainsi à développer l'emploi des seniors, très faible en France et dont on sait toute l'importance pour l'équilibre financier des régimes de retraite". Par ailleurs, ils jouissent d'un état de santé moins favorable à cause principalement des conséquences du travail. "28 % de l'échantillon déclare être affecté par une maladie ou un handicap entraînant des difficultés dans la vie quotidienne". Comparativement à l'ensemble de la société, les étrangers vivent davantage en couple et en famille.
> L'Enracinement, enquête sur le vieillissement des immigrés en France, sous la direction de Claudine Attias-Donfut, Editions Armand Colin - ISBN 2200347219 - parution le 23 novembre
> Dossier de presse de la CNAV (21 pages) :
http://www.cnav.fr/4presse/actus/pdf/CP_2006/DpEnracinement.pdf
> Voir également "Les promesses sur la retraite des immigrés âgés en suspens" - les Echos du 20 novembre :
http://www.lesechos.fr/info/france/4500624.htm
Jeff Taylor, le créateur du site d'offres d'emplois Monster.com, récidive en lançant Eons.com. Ce site, destiné aux seniors, propose des solutions adaptées à leurs besoins, des informations pratiques et des offres commerciales ciblées. Il permet aussi aux personnes âgées, parfois isolées, de briser leur solitude en communiquant avec d'autres seniors, via cette grande communauté virtuelle.
Jeff Taylor est le génial inventeur de Monster.com, le site d'offres d'emplois en ligne, créé il y a dix ans. Le projet de sa nouvelle start-up lui a sauté aux yeux lors d'une conférence de presse, il y a deux ans. Il expliquait aux journalistes que la raréfaction de la main d'œuvre serait bénéfique à Monster. "77 millions de boomers vont quitter le monde du travail," disait-il, quand quelqu'un dans la foule a demandé "Et où vont-ils ?", "Ce n'est pas de mon ressort," répondit Taylor. Mais, à l'approche de la cinquantaine, la question revint le tarauder.
Les recherches de Taylor montrent que les baby boomers auront non seulement beaucoup de temps libre, mais aussi $1 milliard (€790 millions) de ressources et, contrairement à la génération de la Grande Dépression, envie de dépenser.
Ils auront plus de temps pour le faire, aussi. L'espérance de vie d'une personne de 65 ans est de 18 ans en moyenne. Et 8000 personnes chaque jour fêtent leur 60 ans. Ces personne ont besoin de trouver à s'occuper.
La solution de Taylor, c'est Eons.com, l'équivalent d'un Myspace pour les baby boomers. Il suffit d'avoir plus de cinquante ans pour s'inscrire. On peut partager les rêves que l'on veut réaliser à la retraite, créer un blog sur ses tribulations amoureuses, ou son voyage en Afrique. On peut aussi consulter et enrichir la rubrique nécrologique, agrémentée de photos et d'anecdotes. Cette base de donnée compte 77 millions d'annonces de décès.
Taylor : la longévité, une opportunité
Le slogan de son nouveau projet : "Vivons jusqu'à cent ans, ou mourons en essayant." Beaucoup de grandes entreprises-Fidelity Investments, Humana,Verizon Wireless- font de la pub sur ce site destiné aux boomers, une catégorie qui a de l'argent. La difficulté pour Eons est d'amener cette génération à s'intégrer dans une communauté virtuelle. Seuls 20% des 55+ trouvent un intérêt à la socialisation online, contre 75% des 18-24 ans, selon une étude Jupiter Research de 2006. "Ils y a une niche économique, mais elle est réduite, par rapport aux autres groupes d'age," dit Corina Matiesanu, une analyste chez Jupiter. Taylor veut surmonter les réticences des boomers, en offrant des services pratiques : échanges de compétences entre membres, et offres commerciales taillées sur mesure. Son but ? Rendre son site indispensable. Son credo ? "Faire plus, voir plus, apprendre plus, exister plus." Eons a demandé à ses membres d'envoyer une liste de rêves qu'ils veulent réaliser avant de mourir. Le site a ensuite proposé des articles, des discussions, et des offres commerciales en fonction de leur aspirations. 10 000 ont répondu, leurs projets allant de traire un vache à visiter la Chine. Dans la section "perdre du poids", un article incitait à marcher plus. Un membre s'est alors plaint de la difficulté de marcher sous l'écrasante chaleur de Floride. Une chaîne de clubs de sport lui a offert trois séances gratuites avec un entraîneur. Taylor veut qu'Eons devienne un lieu où les seniors puissent se rassembler, échanger, et vivre une vieillesse plus attrayante, ensemble. Eons a eu moins de 300,000 visiteurs depuis son lancement. Mais avec le flair de Taylor, on peut s'attendre à un succès égal à Monster.
(Business Week, 16/10/06, "MySpace for baby boomers ; Monster.com founder Jeff Taylor thinks seniors should have a network too")
Source Seniorscopie
