MATHUSALEM (France)

Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire


Point d’avancement sur le Plan Alzheimer

Le Professeur Ménard a remis son rapport sur le Plan Alzheimer au Président de la République le 8 novembre dernier.
Au 1er janvier 2008, quel est le point d’avancement de ce Plan ?

Les trois ministères concernés (recherche, santé, solidarités) mènent, à la demande du Président de la République et du Premier ministre, une concertation avec les professionnels concernés de leur domaine. Cette concertation vise à recueillir leurs avis afin d’améliorer la qualité du plan.

 Parallèlement, les ministères procèdent au chiffrage de chacune des mesures proposées par la commission. Le financement des mesure proviendra des franchises médicales (850 M€ / an). 

 Il sera terminé lors de la deuxième quinzaine de janvier. A cette date, le chef de l’Etat sera en situation d’annoncer le détail des principales mesures. 



Les principales orientations du Plan sont les suivantes :



-    faire un effort de recherche sans précédent sur la recherche ; une fondation de coopération scientifique adossée à l’INSERM sera créée ;


-    développer le diagnostic le plus tôt possible et impliquer davantage les médecins traitants dans la prise en charge des malades au travers d’un forfait « Alzheimer » ;


-    améliorer la qualité de vie des personnes malades et de leurs familles à domicile et en établissement.



Une personnalité sera chargée prochainement par le Président de la République et le Premier ministre d’animer et de coordonner la mise en œuvre du Plan.

 

15/01/2008
le
Nice - Alzheimer : les chercheurs reprennent la piste du vaccin

Malgré les chiffres qui continuent à enfler (actuellement plus de 120 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France), on peut tout de même parler « d'espoir raisonnable » dans la maladie d'Alzheimer. succès Plus de 300 personnes ont participé hier à Nice au VIIe Forum Santé du groupe « Nice-Matin ». Deux bonnes nouvelles ont été annoncées

L'augmentation annoncée du nombre des centres de dépistage précoce des troubles de la mémoire, l'arrivée des nouveaux médicaments, et surtout l'annonce de la reprise - en 2008 - des essais thérapeutiques sur un vaccin anti-Alzheimer, constituent autant de raisons d'espérer, face à un fléau qui touche aujourd'hui 800 000 personnes en France, et « entre 50 et 100 millions dans le monde ».

On estime en effet - et c'est un des problèmes de cette pathologie - que la moitié des malades ne sont pas encore diagnostiqués.

« Alzheimer, les nouvelles pistes », c'était, hier soir, le thème du VIIe Forum Santé du groupe « Nice-Matin », organisé avec la collaboration des laboratoires AstraZeneca, et la participation de deux experts de renommée internationale. Un clinicien : le Pr Philippe Robert (CHU de Nice), et un chercheur : le Dr Frédéric Checler (Sophia Antipolis), tous les deux membres du Plan national Alzheimer voulu par Nicolas Sarkozy (1).

Les résultats encourageants de la vaccination

Rappelons que les premiers essais de vaccination anti-Alzheimer, d'abord menés aux États-Unis en 2002, puis en Europe en 2003 (à Nice notamment), avaient été suspendus, à la suite de sérieux effets indésirables d'encéphalites inflammatoires chez certains patients qui avaient reçu le vaccin. L'autopsie des patients décédés avait cependant révélé les effets plutôt encourageants du vaccin : « Leurs plaques séniles avaient disparu? », comme l'a rappelé, hier, Frédéric Checler. Un résultat très positif lorsque l'on sait que la présence de ces « plaques séniles » dans le cerveau est une des causes principales de la maladie d'Alzheimer.

L'annonce de la reprise prochaine des expérimentations vaccinales, « en préventif comme en curatif », même si le vaccin n'est pas pour demain, doit donc être prise avec un optimisme modéré, mais c'est incontestablement une belle lueur d'espoir dans l'univers bien sombre d'Alzheimer.

Autre bonne nouvelle annoncée, hier, par les deux invités du forum : la mise en place, bien avancée, grâce une collaboration CHU de Nice-Sophia Antipolis, d'une banque de « marqueurs biologiques » prélevés sur les patients atteints de la maladie.

Bientôt un test de dépistage sanguin ?

En France, Paris et Nice disposent dans ce domaine d'une belle avance, et cette base de prélèvement sanguins et de tissus cérébraux notamment, pourrait constituer un « outil exceptionnel de recherche sur les facteurs de risque de la maladie ». En d'autres termes, cela pourrait permettre d'élaborer des tests biologiques capables de diagnostiquer de façon très précoce le déclenchement de la maladie. Or, tous les « alzheimerologues » sont unanimes à dire qu'un traitement précoce, avec les molécules disponibles aujourd'hui, peut éloigner l'entrée dans la démence, et faire gagner « bien des années de bonheur ».

Une stratégie qui pourrait s'avérer très payante au moment où une équipe américaine (Université de Stanford. Californie, États-Unis) vient d'annoncer (Nature Medicine. 14 octobre 2007) qu'elle avait identifié dans le plasma sanguin des marqueurs biologiques (18 protéines) capables de dépister la maladie d'Alzheimer « avec 90 % d'exactitude ».

Si ces travaux se confirment à grande échelle, ce « profil sanguin » deviendrait ainsi « le premier test diagnostic non invasif pour la maladie d'Alzheimer ».

Restera alors de nombreux aspects éthiques à régler, en particulier quand il faudra annoncer à une personne de 50 ou 60 ans, parfaitement saine, qu'elle est susceptible de développer un Alzheimer dans les prochaines années à venir? Mais on en n'est pas encore là.


Source : Nice Matin, 24 octobre 2007

15/11/2007
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Plan Alzheimer : les conclusions de la commission Ménard

La maladie d'Alzheimer est, avec le cancer et les soins palliatifs, un des enjeux de santé publique sur lesquels le Président de la République s'engage personnellement.

Ces trois plans s'inscrivent sur la période 2008-2012 et seront financés, en partie, par les franchises médicales. Le chef de l'Etat a installé le 3 septembre dernier la commission chargée de faire des propositions pour le Plan Alzheimer. Le Professeur Joël Ménard, qui préside cette commission, a remis le 8 novembre son rapport à Nicolas Sarkozy. Dans ce document intitulé "Pour le malade et ses proches : chercher, soigner et prendre soin", la commission a développé quatre grandes orientations : mettre "le malade au coeur de l'action", porter une "vision pour l'Alzheimer", rechercher une "intelligence pour la médecine" et "déployer un accompagnement du parcours de vie". Elle donne des pistes pour améliorer la prise en charge de la maladie à commencer par le diagnostic, "dont l'accès demeure un problème en France". Il doit être facilité par le renforcement et la généralisation des "consultations mémoire". Les hôpitaux se verraient accorder une nouvelle tarification "bilan Alzheimer". La commission suggère d'encourager fortement la recherche, d'améliorer l'offre médicale ou encore de fournir au malade "une aide personnalisée et évolutive" et d'apporter un soutien accru aux aidants. Pour les soignants, le rapport préconise une meilleure formation et juge "prioritaire une revalorisation substantielle des rémunérations des professionnels, en particulier ceux engagés directement au contact des malades". Il propose aussi de confier le suivi des patients au médecin traitant pour qui sera créé un "forfait Alzheimer". Le rapport souligne la nécessaire augmentation du nombre d'établissements spécialisés qui devront être mieux répartis sur le territoire. Pour autant, le maintien à domicile - souhait de la plupart des malades, quand ils l'expriment - doit être encouragé. Reste une question : comment financer ces dispositions ? La commission n'y répond pas, le président ne lui a pas demandé. La réflexion sera confiée à Xavier Bertrand qui doit mettre sur pied la "cinquième branche" en charge de la dépendance.
Les 28 recommandations vont servir de base à la future concertation avec les professionnels concernés, qui s'achèvera par l'annonce des principales orientations du Plan Alzheimer par le président de la République avant la fin de l'année, indique l'Elysée. Sa mise en œuvre débutera le 1er janvier 2008. Un site Internet ouvert le 12 novembre présentera le plan 2008-2012 ainsi que les précédents plans, les travaux de la commission, les étapes du plan et des liens utiles. Les Français pourront donner leur avis par Internet, à compter du 12 novembre, sur le site spécialisé du Premier ministre (forum.gouv.fr).

Le rapport de 118 pages :
http://www.elysee.fr/documents/index.php?lang=fr&mode=view&cat_id=1&press_id=639

Le site du Plan Alzheimer :
http://www.plan-alzheimer.gouv.fr

 

13/11/2007
le
Cancers, maladie d'ALZHEIMER : mortalité en hausse

Les cancers sont la première cause de mortalité de France avec 152 708 décès en 2004. Les maladies cardio-vasculaires et les accidents sont désormais classés en 2ème et 3ème cause sur les origines des décès. En 2004, 509 408 morts toutes causes confondues ont été recensées en France. En 25 ans, une baisse de 35% a été observée. Cette diminution a été principalement due à une division par deux des décès par maladies cardio-vasculaires.
Par contre, les causes de décès varient selon l'âge et le sexe. Les hommes de 25-44 ans sont davantage touchés par le suicide (2 556 décès). Entre 45 et 64 ans, un décès sur trois est d'origine cancéreuse. Les hommes de plus de 65 ans sont touchés une fois sur trois par les maladies cardio-vasculaires. Dans la catégorie des 25-44 ans chez la femme, les tumeurs sont la première cause de décès. Le cancer du sein fait 3 587 décès, celui du poumon, 1930, chez les femmes de 45 à 64 ans. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire revient également sur la maladie d'Alzheimer qui a augmenté en 25 ans de 37 % chez les hommes et de 34 % chez les femmes.
http://www.invs.sante.fr/BEH/2007/35_36/beh_35_36_2007.pdf

Source : Destination Santé, www.destinationsante.com, le 18 septembre 2007

19/10/2007
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