Baromètre Prévoyance vague Dépendance de TNS Sofres.
L'étude de TNS Sofres réalisée pour La Banque Postale Prévoyance et La Tribune porte sur la perception et les attentes des Français vis-à-vis de la dépendance des personnes âgées. Principaux enseignements : la quasi-totalité des Français est consciente de l'importance de la prise en charge de la dépendance (2/3 considèrent que c'est un sujet très important). Pour les personnes touchées (aujourd'hui ou dans le passé) par la dépendance dans leur entourage (63 % des Français âgés de 35 à 75 ans), ce sont les aspects psychologiques et affectifs qui sont les plus difficiles (6 sur 10) bien plus que l’organisation pratique ou le fait de trouver les bonnes personnes. Malgré cela, le niveau de préparation est peu avancé. Les démarches de renseignement sur les solutions disponibles concernent un peu moins d'un tiers des Français. Alors que 40 % des Français (35 ans et plus) préparent leur retraite en mettant régulièrement de l'argent de côté, ils sont à peine plus d'un quart (26 %) à avoir pris des dispositions pour faire face au risque de dépendance. Parmi elles, seulement 39 % ont souscrit un contrat d'assurance dépendance, 46 % un autre produit financier (assurance-vie option dépendance ») et 14 % ont investi dans l'aménagement ou l’achat d'un bien immobilier plus adapté. Parmi ceux qui n'ont rien prévu pour financer leur éventuelle perte d'autonomie, la très grande majorité n'a pas l'intention de souscrire à une assurance dépendance. Alors que le gouvernement estime que "la solidarité publique n'a pas vocation à tout prendre en charge", les Français plébiscitent l'Etat providence pour financer la dépendance. Ils sont 76 % à estimer que l'État doit assumer la dépendance des personnes âgées, pour tous (36 %) ou pour les plus démunis (40 %), contre seulement 23 % pour une prise en charge individuelle. Cependant, entre augmentation des impôts ou taxes et liberté d'action individuelle, les Français sont partagés, préférant de peu la seconde solution. Parmi les 2 actions prioritaires que doit mener l’État pour faire face à la dépendance, c’est le maintien à domicile qui ressort (79 %) en premier lieu, suivi de l'augmentation du nombre de places disponibles en maison de retraite (57 %). Enfin, les Français ont une idée assez floue de l'APA.
S'exprimant lors des 1ères rencontres parlementaires sur le sujet, le ministre du Budget, Eric Woerth, a affirmé le 15 novembre que la prise en charge des personnes dépendantes devait porter sur "le juste partage entre solidarité nationale et solidarité familiale, entre financement public et financement privé". L'ouverture à l'assurance individuelle se confirme donc et les assureurs privés réclament des incitations fiscales.
Les principaux résultats de l'étude :
http://www.tns-sofres.com/etudes/finance/221107_baroprevoyance.htm
L’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales, en la personne de Laurence ESLOUS inspectrice) a présenté un rapport sur le coût de la dépendance ; il étudie notamment les conséquences financières induites par la perte d'autonomie des personnes âgées.
Sont examinés successivement : les produits d'assurance couvrant la perte d'autonomie, les évaluations financières de la perte d'autonomie des personnes âgées, les aides au logement pour les personnes âgées en établissement, les dépenses fiscales en faveur des personnes en situation de perte d'autonomie, la pension d'invalidité du régime général, l'évaluation du surcoût du logement généré par la perte d'autonomie. Enfin le rapport revient sur le modèle suédois de péréquation financière entre collectivités locales.
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000561/0000.pdf