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MATHUSALEM (France)
Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire
Une surmortalité de 2 000 décès a été observée suite à la canicule de l'été 2006 alors qu'une surmortalité estimée à 6 400 décès aurait du être observée, compte tenu des températures enregistrées. C'est l'un des principaux résultats d'une étude effectuée dans le cadre d'un partenariat entre l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm, unité 754 et CépiDc), l'Institut de veille sanitaire (InVS) et Météo France, publiés sur les sites Internet de l'Inserm et de l'InVS.
Pendant 18 jours, du 11 au 28 juillet 2006, une vague de chaleur a touché une grande partie de la France métropolitaine. Pour rappel, la canicule 2006 est l'une des vagues de chaleur les plus sévères observées en France depuis les années 1950, après la vague de 2003. En comparaison, l'épisode de 2006 a été plus marqué dans la durée mais moins intense et moins étendu sur le plan géographique que la canicule de 2003.
Un modèle mathématique a été établi sur la période 1975-2003. L'objectif était de mettre en relation les fluctuations quotidiennes de la mortalité observée en France et les variations de températures durant la période estivale (de juin à septembre inclus). Ce modèle a permis de fournir des prédictions quant au nombre de décès attendu un jour donné et en fonction des températures observées ce jour-là et les dix jours précédents.
Ce modèle, appliqué à la vague de chaleur de l'été 2006 a permis d'estimer qu'une surmortalité d'environ 6 400 décès aurait du être observée compte tenu des températures enregistrées. La surmortalité réellement observée, bien qu'importante et estimée à 2000 décès en excès, a été nettement moins importante que celle attendue. L'hypothèse d'une réduction de la vulnérabilité de la population aux vagues de chaleur estivales peut être émise à partir des résultats publiés aujourd'hui. Une telle réduction peut s'expliquer par une prise de conscience générale des risques sanitaires liés aux chaleurs estivales extrêmes, ainsi que par la mise en place de mesures de prévention, de surveillance et d'alerte de ce type de phénomènes.
Estimation de la surmortalité observée et attendue au cours de la vague de chaleur du mois de juillet 2006.
Rapport (71 pages) disponible sur les sites de l'Inserm et de l'InVS.
La contribution solidarité autonomie (CSA) devrait rapporter cette année 2,718 milliards d’euros, dont une grosse moitié ira vers les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), le reste étant réparti en aides individuelles. Le lundi de Pentecôte, ce 28 mai, doit rapporter à lui seul 2,2 milliards, souligne La Tribune (10/05). Le quotidien évoque à cette occasion les finances de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie à la tête d'un budget annuel global de 15 milliards d'euros. Constatant des "inégalités d'équipement criantes, qui varient de 1 à 4 d'un département à l'autre", la toute jeune CNSA souhaite "mettre plus d'équité dans la répartition territoriale des 13 milliards consacrés chaque année au financement des services et des établissements pour personnes dépendantes", précise son directeur, Denis Piveteau, à La Tribune. Il apparaît, par exemple, que l'Île-de-France est une des régions les plus mal loties à cause notamment du foncier, des coûts de construction plus élevés et de la pénurie de personnels soignants. Le sud de la France souffre aussi d’un manque de structures (Ehpad) et de services de soins infirmiers à domicile, en raison du vieillissement accéléré de la région. Pour parvenir à un équilibre des équipements entre les territoires, la CNSA mise notamment "sur un travail technique de bonne gestion de moyen terme".
Source La Tribune du 10 mai 2007
A l’approche de l’été, Philippe Bas, a appelé, le 4 mai, à une prévention accrue des risques liés à la canicule et, en particulier, à lutter contre l’isolement des personnes vulnérables. Au-delà du préfet et des services de l’Etat, avec, bien sûr, le concours des maires, le ministre de la Santé et des solidarités souhaite mobiliser un cercle élargi d’acteurs : le milieu associatif et tous les relais de la vie de quartier, comme les boulangers, les syndics d’immeubles, les bureaux de postes ou la RATP, qui participent à l’effort d’information préventive.
Dans une nouvelle circulaire signée le 4 mai, il demande ainsi aux préfets de sensibiliser les maires de nouveau cet été : ceux-ci devront s’assurer que les registres communaux des personnes vulnérables, ouverts dans les mairies, seront bien remplis pour identifier et venir en aide aux personnes les plus fragiles.
De plus, les associations de solidarité, les services d’aide et d’accompagnement à domicile et les services de soins infirmiers à domicile sont tous invités à se réunir au ministère de la Santé et des Solidarités le 15 mai prochain.
L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) diffusera à l’approche de l’été une campagne radiophonique de solidarité.
Le retour d’expériences de la canicule de 2006 a également conduit à modifier le plan national Canicule pour 2007. Les recommandations ont été renforcées.
L'Annuaire sanitaire et social répertorie les coordonnées complètes de 32 000 organismes et établissements de santé et médico-sociaux de France. Cet annuaire qui s'affiche comme la référence en matière de répertoire du secteur médico-social, bénéficie d'une version rénovée de son site Internet, toujours en accès libre et gratuit. Accessible via deux entrées destinées aux professionnels et au grand public, le site Internet permet de naviguer, dans sa partie professionnelle, entre six chapitres thématiques (administrations et organismes, santé, enfants et adolescents, adultes et familles, personnes âgées, maintien et aide à domicile), auxquels s'ajoutent les formations sanitaires et sociales.
Réalisé par l'Office national de publication et de communication (ONPC), il est également diffusé, tous les ans, sous forme papier, "aux professionnels de santé, prescripteurs d'établissements sanitaires et sociaux, et en particulier aux assistantes sociales et cadres socio-éducatifs, aux surveillantes générales de CHU, centres hospitaliers et aux médecins", indique sa plaquette de présentation, tandis que son site Internet offre des fonctionnalités supplémentaires, telles que l'entrée en contact directe avec les établissements.
Le Conseil d'orientation des retraites a consacré sa séance de travail du 25 avril à l'examen du rapport "Projections à long terme des systèmes de retraite : quelques expériences étrangères" de Claire Lefebvre, administrateur de l'INSEE, remis au secrétariat général du Conseil en mai 2006. Cette réunion a permis d'examiner les forces et les faiblesses du système de projection français placé sous la responsabilité du COR et de dégager des voies d'amélioration possibles.
Selon ce rapport, l'organisation des exercices de projection à long terme apparaît plutôt atypique en France, comparée à celle des huit pays examinés dans le cadre de la mission. La spécificité tient à l'existence même du Conseil d'orientation des retraites, dont sa composition permet d'associer les partenaires sociaux (ce qui est rare à l'étranger), et son indépendance est certainement un facteur essentiel pour la crédibilité des projections. Le rapport de mission pointe aussi les inconvénients d'une telle organisation, notamment l'existence de modèles disparates selon les régimes et la difficulté, qui en résulte, d'expliquer les écarts de résultats d'un exercice de projection à l'autre. Le secrétariat du COR propose ainsi plusieurs pistes d'amélioration. Les exercices complets de projection tous les cinq ans, impliquant tous les régimes, devraient être complétés par des exercices intermédiaires plus légers d'actualisation des résultats. Les échanges techniques entre les régimes, avec l'appui du secrétariat général du Conseil, doivent continuer à se développer pour harmoniser davantage les pratiques en matière de projection à long terme. Le secrétariat entend favoriser la coordination des travaux de projection au sein de l'administration plutôt que de construire en interne un modèle de projection. En complément des modèles de microsimulation, il est nécessaire de disposer de modèles globaux moins sophistiqués pour les besoins des projections à long terme. Enfin, pour la suite, des indicateurs synthétiques complèteront la présentation, indispensable, des chroniques de besoins de financement futurs.
Les documents examinés :
http://www.cor-retraites.fr/article307.html
