ERROR [8] Undefined variable: sJsTextAreaAmelio
in line 20
of file /var/alternc/html/s/silverlime/noyau/composants/textarea_amelio/plugins/pf_intra/plugin.inc.php

MATHUSALEM (France)

Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire


Premier gérontopôle français à Toulouse


Philippe Bas, ministre de la Santé, a annoncé le 12 avril 2007 la création du premier "gérontopôle", à titre expérimental, à Toulouse, "afin d'insuffler une nouvelle dynamique à la recherche sur la longévité, de mieux prévenir les maladies responsables de la dépendance et de promouvoir un vieillissement en bonne santé".

 "La création de "gérontopôles", sur le modèle des "cancéropôles",  "représente un véritable espoir, estime le ministère. L'espoir de promouvoir la santé des personnes âgées, grâce à des travaux sur l'éducation à la santé, la prévention et le dépistage précoce.

L'espoir de faire bénéficier au plus vite les personnes âgées des progrès de la recherche, en faisant participer aux protocoles de recherche clinique les établissements de santé, les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, les services de soins au domicile. L'espoir enfin de mieux prévenir la dépendance, par des recherches sur des thérapeutiques innovantes menées par des équipes multidisciplinaires".

19/04/2007
le
Vieux et cancéreux


Vieux et cancéreux... Voilà, un duo fatal, inséparable, avec entre les deux un lien de causalité si évident qu'il n'y aurait rien à faire : plus on est âgé, plus le risque est élevé d'être atteint d'un cancer. C'est évidemment vrai et c'est évidemment plus compliqué, comme a pu le détailler un colloque inédit qui s'est tenu, la semaine dernière à Marseille, sur le thème «Le cancer du sujet âgé, le dilemme du vieillissement» (1).
Les chiffres sont implacables. Ainsi, sur 147 000 décès annuels liés au cancer, 59 000 surviennent entre 65 et 79 ans, soit proportionnellement deux fois plus de décès . «Les patients de plus de 75 ans représentent 30 % des nouveaux cas de cancer», explique Pascale Grosclaude, qui dirige le Registre national du cancer. Autres chiffres : «47 % des nouveaux cas de cancer chez les hommes touchent des personnes de plus de 70 ans.» Aux Etats-Unis, 12 % des personnes sont âgées de plus de 65 ans, et pourtant ils représentent 50 % des nouveaux cas.

«Exposition». « Qu'en déduire ? Que le cancer est étroitement lié avec l'âge..., interroge Pascale Grosclaude. Certes, mais c'est bien autre chose qu'une simple causalité. D'abord il n'y a pas un cancer, mais il y a des cancers qui atteignent à des âges très différents de la vie.» Exemple : si le cancer colorectal touche l'homme à 72 ans en moyenne et la femme à 75 ans, ou si le cancer de la prostate touche à 74 ans, d'autres cancers concernent des personnes beaucoup plus jeunes ­ les lymphomes dits de Hodgkin atteignent les hommes en moyenne à 40 ans, et les femmes à 35 ans. Quant au cancer du sein, il apparaît en moyenne à 61 ans, ce qui n'est pas bien vieux.
«Ce qui semble le plus déterminant, c'est la durée de l'exposition à un risque. Le risque du cancer du poumon est lié au nombre d'années de tabagisme, et non à l'âge directement. De même, pour le mésothéliome (2) », analyse le Dr Grosclaude. «Paradoxalement, poursuit le professeur Lodovico Balducci, figure emblématique de l'oncogériatrie (3) exerçant à l'hôpital de Tampa en Floride, le cancer est plutôt une maladie qui survient chez quelqu'un en bonne santé. Or, la vieillesse, c'est beaucoup de maladies, de comorbidités, et beaucoup de fatigues.»
Et d'ailleurs, qu'est-ce que la vieillesse, en termes biologiques ? Lors du colloque, de nombreux chercheurs se sont interrogés sur le processus de «sénescence». Une cellule qui devient cancéreuse est-elle une cellule trop vieille ? Si elle se traduit certes par un affaiblissement des défenses immunitaires, la vieillesse est surtout «une inflammation générale», explique le professeur Balducci. «Il faut distinguer d'un côté le vieillissement, et de l'autre les modifications induites par les maladies», remarque le Dr Malek Djabali, biologiste à Marseille. Le professeur Balducci ajoute : «L'âge, en tant que tel, ne provoque pas le cancer, mais l'âge est associé avec le cancer.»
A l'aveuglette. Bref, c'est un couple complexe, aux contours incertains, dépendant de nombreux facteurs. La prise en charge du cancer chez la personne âgée reste mal maîtrisée, souvent faite à l'aveuglette, sans repère clair et sans protocole clairement rédigé. Avec un constat : on traite souvent trop, ou bien on ne traite pas assez la personne âgée. Comme si on avait peur de la prendre en charge. «En grande majorité, rappelle le professeur Balducci, les traitements ne sont pas adaptés. Dans toutes les études internationales, on a pu noter que les chimiothérapies sont soit trop faibles, soit trop toxiques.»
«Discrimination». Autre indice d'un désintérêt : dans les essais cliniques, les personnes âgées de plus de 60 ans sont cinq fois moins représentées. Jean-Paul Moatti, économiste de la santé, s'interroge : «Est-ce que la faiblesse du traitement que l'on utilise chez la personne âgée est liée à une demande du patient qui ne veut pas subir un traitement trop agressif, ou bien est-ce dépendant du choix du médecin ? Si tel est le cas, la question de la discrimination se pose.» Ces décalages dans la prise en charge sont d'autant plus problématiques que toutes les études présentées à Marseille montrent que le taux de survie avec traitement n'est pas lié à l'âge. Conclusion du professeur Dominique Maraninchi, directeur de l'Institut national du cancer : «Au final, il y a urgence à travailler sur ces deux notions, pas simplement en termes de traitements, mais aussi en termes de prévention.»

Source  Eric FAVEREAU, QUOTIDIEN

(1) Organisé par la cancéropôle de la région PACA, l'Inserm, et l'institut Paoli-Calmettes.
(2) Egalement qualifié de cancer de l'amiante, il affecte le revêtement des poumons, de la cavité abdominale ou l'enveloppe du coeur.
(3) Etude des cancers chez les personnes âgées, fondée il y a moins de vingt ans

19/04/2007
le
La prise en charge de la douleur chez les personnes âgées vivant à domicile

Les personnes âgées sont souvent confrontées à la douleur mais sont peu
nombreuses à demander de l'aide pour soulager leurs maux. Les personnes
âgées craignent de devenir passives avec la médication. La douleur est
signe de vie pour beaucoup d'entres elles, et être capable d'y résister
démontre une certaine vitalité. C'est pourquoi les médecins ont des
difficultés à percevoir et à évaluer la douleur chez le sujet âgé.
La douleur n'est pas perçue de la même façon que l'on se place du côté
du médecin, de l'infirmière ou du patient. Les effets secondaires des
médicaments sont craints par les personnes âgées. C'est pourquoi elles
banalisent souvent leur douleur et préfère avoir recours aux antalgiques
de base.
Le plus important pour elles est de garder une part d’autonomie et de se
maintenir à domicile.
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er566/er566.pdf
Source : Le ministère de la Santé, www.sante.gouv.fr, avril 2007
19/04/2007
le
Dignité et fin de vie : le point de vue de résidents de maisons de retraite


La question de la dignité humaine en fin de vie est un thème fréquent dans les débats publics. Les institutions, dans lesquelles de plus en plus de personnes finissent leur vie, sont particulièrement concernées par ce sujet. Certains pensent qu’une amélioration de la qualité de la prise en charge des patients en fin de vie est nécessaire dans ces établissements. Une équipe autrichienne s’est penchée sur la signification de cette notion de dignité chez des pensionnaires de différents types d’institutions. Ce travail était basé sur des entretiens avec les résidents. Leur analyse a montré que pour ces sujets âgés en moyenne de 82 ans la dignité comportait à la fois une dimension personnelle et un aspect social. La dignité personnelle passe par l'apparence physique, c'est-à-dire par la représentation qu’ils se font d’eux mêmes. Pour que cette image ne soit pas altérée, ils souhaitent que l’institution leur prodigue les soins médicaux et paramédicaux appropriés et mette tout en œuvre pour que leurs besoins essentiels soient couverts. La dignité sociale est en relation avec l’image qu’ils donnent aux autres. Elle leur permet d’être reconnus en tant que personne, de se sentir aimés et respectés. Ils souhaitent faire le bilan de leur vie et pour cela ont besoin de se confier, d’être encouragés et valorisés par les autres. Malheureusement, ces relations sociales sont difficiles à développer en institution. Les sujets interrogés n’envisagent pas d’établir des liens privilégiés avec les autres résidents qu’ils jugent trop "âgés". Le personnel de l’établissement souvent débordé ne peut assurer ce rôle alors que les relations familiales sont souvent inexistantes. D’après les interviews, la dignité sociale passe également par le désir de ne pas être un fardeau pour autrui. Finalement, ils ont expliqué que mourir dignement signifiait pour eux partir au bon moment, c’est-à-dire entourés de leurs proches et maîtres d’eux mêmes jusqu’au bout. Les données recueillies dans le cadre de cette enquête sont tout à fait en harmonie avec le libellé de l’article consacré à la fin de vie dans la charte établie par la commission "Droits et Libertés" de la Fondation Nationale de Gérontologie.

Source Pleschberger S. Age Ageing. 2007

16/04/2007
le
Transferts intergénérationnels entre vifs : aides et donations

En France, il existe deux types de transferts entre vifs : les donations et les aides. Début 2004, plus d’un ménage sur huit avait déjà fait une donation à ses enfants et près d’un sur deux leur avait apporté une aide financière. Le niveau de revenu, le niveau d’études, la taille de la famille ainsi que la catégorie sociale sont discriminants dans ces pratiques de transmission. Les indépendants recourent plus fréquemment aux donations que les salariés et les utilisent notamment pour transmettre leur outil de travail tandis que les salariés transmettent plutôt des logements et de l’argent. Que l’aide soit financière ou sous forme de mise à disposition d’un logement, 60 % des ménages ayant aidé leurs enfants l’ont fait quand ces derniers étaient étudiants...

 Télécharger le document intégral (76 Ko)
12/04/2007
le


Recommander cette page
   

©2006 Silver Life Institute, Institut de Recherche sur l'économie du vieillissement
46, rue de Londres 75008 PARIS
mentions légales
contact
Ok