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MATHUSALEM (France)
Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire
En constituant le Réseau National du Logement Intergénérationnel et Solidaire (LIS) huit associations, représentant à elles seules plus de 300 expériences de cohabitation intergénérationnelle à travers la France ont voulu se donner les moyens de réussir ensemble cette initiative et la pérenniser.
Il faut dire que même si le logement intergénérationnel est excellente idée, le concept a encore du mal à s'imposer en France. Pourtant, d'une part, il permet aux personnes âgées de rompre l'isolement tout en bénéficiant d'un petit complément de revenu, ou plus simplement, d'une aide au quotidien. Et d'autre part, il permet aux jeunes de trouver un toit à moindre frais tout en n'étant pas seul.
" Je pense que les blocages sont multifactoriels, souligne Michèle Dupont de l'association Atout'Âge qui fait partie de ce nouveau réseau. Il faut faire évoluer les mentalités, aussi bien au niveau des seniors mais également du côté des étudiants car tout le monde a des stéréotypes en tête et des idées préconçues. D'autre part, il faut que les associations qui mettent en place ce concept fassent leurs preuves et montrent qu'elles ne font pas tout et n'importe quoi, en résumé, qu'elles offrent des garanties. Par exemple, il faut qu'il y ait un éclaircissement du contexte juridico-administratif de cet échange qui n'est ni un contrat locatif ni un contrat de travail, mais qui est autre chose de nouveau, et comme toute innovation, il faut lui fabriquer son cadre d'intervention car il n'a pas été prévu dans le texte... "
Dans ce contexte, ce nouveau réseau –qui fonctionne pour le moment sur la bonne volonté de ses huit membres- partagent les mêmes valeurs, précise le communiqué du LIS. Il s'agit de faciliter l'accès au logement des jeunes et plus largement des actifs en mobilité professionnelle, en accompagnant les uns et les autres sur ce volet délicat qu'est le logement provisoire en France. Il vise à aider au maintien à domicile des personnes âgées en complémentarité avec les structures professionnelles existantes, à lutter contre la solitude et l'isolement des aînés d'une part et des jeunes d'autre part, éloignés de leur famille par les études ou la recherche de travail, et enfin, à favoriser l'échange et la solidarité entre génération, source d'enrichissement mutuel et (re)créateur de lien et d'utilité sociale. " Nos objectifs sont simples, poursuit Mme Dupont.
Nous souhaitons faciliter, par la création d'un portail unique, l'accès aux offres d'hébergement intergénérationnel, devenir un lieu d'échanges d'informations, d'aides au déploiement et de mutualisation de moyens. Mais nous souhaitons également assurer une représentation commune auprès des pouvoirs publics, mieux faire connaître cette démarche innovante auprès du public, favoriser et accompagner le changement culturel qu'elle induit et enfin, utiliser les retours d'expériences, définir et partager les bonnes pratiques pour professionnaliser nos activités et fidéliser les utilisateurs et leurs familles ". Et d'ajouter que " nous avons déjà menées deux actions concrètes : une rencontre avec le ministère de la Cohésion Sociale le 9 février dernier en vue de faire avancer les obstacles auxquels on se heurte (cadre juridique, aide financière de consolidation, rapprochement avec les DDASS, ouverture sur le Parc Locatif Social, etc..) ainsi qu'une mutualisation de nos conventions respectives pour arriver à un formulaire commun ". " Nous avons plein d'autres projets ensemble, mais chacun mène déjà sa barque localement avec beaucoup de travail et de difficultés....et nous avançons selon nos forces " conclut Michèle Dupont.
Membres du LIS
AR'TOIT 2 générations (Arras et Lille)
ATOUT'ÂGE (Paris)
CONCORDALOGIS (Nîmes et Montpellier)
DIGI (Grenoble)
ESDES SERVICE INTERGENERATION (Lyon)
LE TEMPS POUR TOIT (Nantes et Angers)
LOGEMENT INTERGENERATION (‘Rouen et Paris)
VIVRE AVEC (Bordeaux) Réseau national Logement Intergénérationnel et Solidaire (LIS)
C/O Atout Âge 45, rue du Général de Gaulle 94110 ARCUEIL Tél : 01 47 46 08 64/06 32 50 53 01
Source : senioractu
L’émergence d’un nouveau secteur économique a été au cœur des débats lors de la dernière conférence annuelle du journal " Les Echos ". Cette conférence, qui s'est déroulée le 30 janvier, portait sur " Financer, coordonner et professionnaliser la prise en charge des personnes dépendantes ". La grande participation, tant des intervenants que des auditeurs, prouve que l'intérêt pour cette problématique est important. Le dernier rapport du Conseil d'Analyse Stratégique (ex Commissariat au Plan), tente de le chiffrer. Les plus de 85 ans représentent 1,1 millions de personnes. Ils seront 2 millions en 2015 et l'horizon 2040 permet d'imaginer que 4 millions de personnes auront dépassé cet âge. Cette tendance aura un fort impact sur les moyens qui devront être mis en place pour gérer les problèmes concernant cette part de la population. La conférence a évoqué les chiffres suivants : sur cette période, ce sont environ 400 000 recrutements qui devront être effectués, dont près de la moitié dans le cadre de créations de nouveaux postes, les places en SSIAD devront plus que doubler d'ici 2025 et ce sont plus de 40 000 places d'hébergement qu'il va falloir créer d'ici 2012. Cette explosion des besoins va fortement peser sur l'économie nationale. Les coûts liés à la dépendance devraient ainsi passer de 13,5 milliards d'euros à 32,5 milliards d'euros en 2025. Les participants à cette conférence des Echos se sont tous accordés sur la nécessité d'agir sur plusieurs fronts car l'usager ne saurait, seul, assumer cette charge. C'est à ce niveau qu'apparaît la notion de nouveaux marchés. En effet, les propositions avancées conduisent à une " marchandisation " du secteur de la dépendance. Les différents conférenciers ont évoqué, entre autres, la mise en concurrence pour un moindre coût, mais également la place de plus en plus grande de l'économie dans le secteur de la dépendance. Ce colloque a permis de démontrer au moins un point, que la plupart des acteurs publics avaient déjà noté. La dépendance est un mot qui devra s'accorder avec solidarité ou économie, il est même plus sûr de dire que l'évolution actuelle tend à prouver que dépendance devra s'accorder avec solidarité ET économie.
Source : UNCCAS
La loi de finances rectificative 2006 a créé un crédit d'impôt, égal à 50% des sommes engagées pour l'emploi d'un salarié à domicile, pour les personnes non imposables désireuses de recourir à des services à la personne. Jugé trop limitatif et discriminant, ce crédit d'impôt a été élargi par l'article 60 de la loi relative au droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale. Désormais, le bénéfice du crédit d'impôt n'est plus restreint aux seules activités de garde d'enfant, de soutien scolaire et de cours à domicile, mais concerne l'ensemble des services à la personne, soit une vingtaine
de métiers.
Par ailleurs, le crédit d'impôt ouvert aux seules personnes actives est dorénavant étendu aux personnes inscrites sur la liste de demandeurs d'emploi durant 3 mois au moins. Il n'est en outre plus limité aux ménages qui paient leurs salariés avec le CESU, mais est valable quel que soit le mode de pa! iement. Enfin, le crédit d'impôt est étendu aux personnes qui passent non seulement par l'intermédiaire d'une association ou d'une entreprise agréée mais également qui font appel à un organisme agréé.
Ces dispositions seront applicables à compter de l'imposition des revenus de l'année 2007.
145.000 emplois de services à la personne ont été créés en 2006 dans le nouveau contexte créé pour ce secteur par la loi du 26 juillet 2005. "Conformément à nos objectifs, le secteur a atteint une croissance à deux chiffres, autour de 12 ou 15% selon les types d'employeurs", s'est félicité Laurent Hénart, président de l'Agence nationale des services à la personne (ANSP), le 7 mars, lors du premier bilan de l'application de la loi.
Pour autant, les acteurs du secteur et les bureaux d'études économiques se rejoignent pour estimer qu'il reste des freins à lever afin de libérer tout le potentiel des services à la personne, et que l'offre et la demande devaient être mieux ajustées. Les demandes non encore couvertes restent nombreuses, pour des raisons de solvabilité ou de difficultés à trouver le bon intervenant dans son intervenant immédiat. Pour faciliter la recherche d'un intervenant de proximité, le ministère de la Cohésion sociale a d'ailleurs lancé un numéro d'appel unique, le "32 11" opérationnel depuis le 7 mars. Le "32 11", qui se veut complètement neutre, indique aux appelants les prestataires existants dans leurs secteurs géographiques. Quant au maillage territorial, il reste très inégal, comme l'ont montré les cartes de l'ANSP. "L'offre est encore insuffisante", a convenu Bruno Arbouet, directeur général de l'ANSP. "Les collectivités pourraient lancer des consultations, avec des cahiers des charges contraignants en termes de couverture territoriale, d'emploi et de critères de qualité, afin de réunir des prestataires au sein d'une enseigne locale", a-t-il estimé.
Le 32 11, numéro d'accès aux renseignements sur les services à la personne, a été lancé, le 7 mars, par Jean-Louis Borloo et Laurent Hénart, président de l'Agence nationale des services à la personne. Ce numéro offre une réponse de proximité aux particuliers. Le ministre de l'Emploi a également fait le point sur un secteur en pleine croissance : 11 000 structures agréées pour 144 000 emplois créés. La liste des activités agréées est aménagée.
