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MATHUSALEM (France)
Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire
Parce que la revendication d’une vie autonome, malgré des situations de handicap, se fait de plus en plus forte ;
Parce que la féminisation du monde du travail, la recomposition de la cellule familiale, les tensions accrues dans la gestion du temps créent de nouveaux besoins en matière de services à domicile ;
Parce qu’il y aura 4 millions de personnes âgées de plus de 80 ans en 2020 et que ces personnes même si elles ont besoin d’aide, plébiscitent le fait de pouvoir rester chez elles le plus longtemps possible ;
Parce que l’évolution des modes de solidarité familiale incite de plus en plus, pour la prise en charge des proches, à recourir à des services extérieurs ;
Parce que la continuité de la prise en charge entre l’hôpital et le domicile est devenue un enjeu pour la maîtrise des dépenses de santé et l’adaptation du service rendu :
Le droit d’être aidé, accompagné et soigné à domicile est devenu un véritable enjeu de société.
Pourtant des freins subsistent à l’exercice de ce droit :
- Le secteur reste éparpillé en de nombreuses politiques sectorielles et soumis à de multiples législations. Il dépend aujourd’hui de 14 ministères différents !
- Son financement global est insuffisant pour faire face aux besoins croissants de la population, il s’avère dispersé et incohérent et, au niveau des services d’aide à domicile, le système de tarification de l’aide à domicile institué par la loi du 2 janvier 2002 n’est pas systématiquement appliqué.
- De nombreux chantiers restent également à finaliser en matière de modernisation et de professionnalisation du secteur. Il s’agit de créer des emplois certes, mais durables et attractifs, pour éviter de fabriquer des travailleurs pauvres.
Pour porter ce sujet dans le débat public à l’occasion des élections présidentielles, mais aussi des élections législatives, cantonales et municipales, UNA a décidé d’interpeller les candidats et l’ensemble des décideurs publics pour qu’ils s’engagent en faveur d’une véritable politique du vivre à domicile.
Pour se faire, UNA publie un Manifeste « pour un droit fondamental de vivre à domicile », structuré en constats et messages autour de 5 thèmes clefs :
1) Pour un droit fondamental d’être aidé, soigné et accompagné à domicile.
2) Pour la garantie d’un choix éclairé et librement consenti des personnes.
3) Pour une refonte du financement de l’aide à domicile.
4) Pour de vrais emplois et de vrais métiers.
5) Pour une autre façon d’entreprendre
UNA, en écho à cette analyse, formule 20 propositions.
La diffusion du Manifeste concerne près de 2000 décideurs publics (parlementaires, entourages de partis et des candidats, cabinets ministériels, conseils généraux, conseils régionaux, maires, associations d’élus…). Il fait également l’objet d’une diffusion auprès de la presse d’opinion.
En 2007, les candidats à l’élection présidentielle, aux législatives et les partis politiques seront amenés à s’engager clairement sur les propositions énoncées.
Pour en savoir plus :
Découvrez le Manifeste dans sa version courte. Il existe également en version longue.
La fédération nationale de l'hospitalisation à domicile (Fnehad) s'est réunie le 5 décembre pour ses dixièmes assises. Deux ministres, Philippe Bas et Xavier Bertrand devaient se succéder à la tribune. Elisabeth Hubert, présidente de la fédération depuis six mois, interviewée par Le Quotidien du médecin, estime que la HAD gagne peu à peu "ses lettres de noblesse en tant que partenaire médical crédible, se distinguant par son organisation, son statut, d'autres structures de soins à domicile". Elle se donne pour mission d'accompagner l'essor programmé de l'HAD, tout en veillant au professionnalisme et à la qualité de cette offre de soins bien particulière. Le plan « Solidarité grand âge » table sur 15 000 places d´HAD en 2 010 (il y en a 8 000 aujourd´hui), afin d'adapter le système de santé au choc que va représenter, d'ici cette échéance, le doublement (de 1 à 2 millions) du nombre de personnes âgées de plus de 85 ans. Mais le gouvernement souhaite aller plus loin. Ainsi, un décret actuellement examiné en Conseil d'Etat permettra de faire de l'HAD dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ce qui est encore impossible aujourd´hui. Afin de remédier notamment aux disparités régionales, Xavier Bertrand engage, dans une circulaire, les ARH, Drass et Ddass à promouvoir le service d'HAD auprès de tous les acteurs régionaux et à favoriser les soins à domicile. Il a également annoncé l'entrée de la Fnehad dans plusieurs instances comme le HCAAM et le futur Observatoire économique de l'hospitalisation publique et privée. Enfin, le ministre va saisir prochainement la Haute Autorité de santé pour l'élaboration d'un référentiel des pratiques de l'hospitalisation à domicile dans les prochains mois.
Le discours de Xavier Bertrand :
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/33_061205xb.pdf
Intervention de Philippe Bas :
http://www.personnes-agees.gouv.fr/point_presse/discours/bas_061205.pdf
La Doyenne de l'Humanité, Elizabeth "Lizzie" Bolden, une américaine originaire Memphis, est décédée lundi à l'âge de 116 ans, ont fait savoir différentes sources médicales ainsi que plusieurs médias nord-américains. Le Livre Guinness des records avait promu Elizabeth Bolden au rang de doyenne de l'humanité au mois d'août dernier. Emiliano Mercado del Toro, originaire de Puerto Rico, âgé de 115 ans et 112 jours lui succède à ce titre. La Française Jeanne Calment reste à ce jour la détentrice du record de longévité. Elle est décédée en 1997 à l'âge de 122 ans et 164 jours.
Avec 63,4 millions d’habitants au 1er janvier 2007, la population en France continue d’augmenter. Il faut dire que le nombre de naissances, 830.000 soit 23.100 de plus qu’en 2005, a été record en 2006. Et la France qui atteint une fécondité moyenne de 2 enfants par femme est l’un des pays européens les plus féconds ; la moyenne en Union européenne ne dépassant pas les 1,52 enfants par femme.
La vitalité démographique française s’explique par l’augmentation du nombre de naissances après 30 ans pour les mères, ces dernières retardant le moment d’enfanter. En 2006, 53% des bébés ont une mère de plus de 30 ans contre 44.3% en 1996. Les mères étrangères ont donné naissance à 12% des nouveau-nés.
Parallèlement, le vieillissement de la population s’est poursuivi l’année dernière. Et l’espérance de vie continue de s’allonger. Elle atteint désormais 77,1 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes. Ainsi, au 1er janvier 2007, 10,3 millions de personnes sont âgées de 65 ans et plus, soit 16,2% de la population contre moins de 15% en 1994. Dans le même temps, le pourcentage des moins de 20 ans dans la population française a diminué passant de 26,7% en 1994 à 25% aujourd’hui (Ils sont actuellement 15,8 millions).
En ce qui concerne le solde migratoire, estimé à 93.600 personnes en 2006, la France conserve sa spécificité par rapport aux pays européens. « Les mouvements migratoires contribuent à un quart de la croissance démographique en France tandis qu’il représente 80% de la croissance de l’ensemble des 25 pays de l’Union européenne », souligne l’Insee.
La population active a atteint, quant à elle, 28,2 millions de personnes en 2005 en France métropolitaine. 24,9 millions d’entre elles avaient un emploi et 3,3 millions étaient chômeurs déclarés. Ainsi, en 2005, 72,3% des personnes en âge de travailler avaient un emploi ou en recherchaient un. Des régions telles l'Ile-de-France, l'Alsace, les Pays de Loire, le Centre et la Rhône-Alpes ont des taux d'activité supérieurs à 73%. Alors que les taux d'emploi dans le Nord-Pas-de-Calais, la Corse, le Languedoc-Roussillon et la Provence-Alpes-Côte d’Azur sont les plus faibles. Entre 1999 et 2005, la population active s’est féminisée, avec 47,5% de femmes en 2005 contre 46,1% en 1999. Et a pris de l’âge : la part des plus de 55 ans dépasse 10% en 2005 contre 7% en 1999.
1. L’action en faveur des personnes âgées repose sur des moyens financiers sans précédent
Grâce aux efforts de tous les Français à travers la journée de solidarité, le financement de l’allocation personnalisée à l’autonomie est assuré. Les deux milliards d’euros récoltés permettent de créer chaque année des places supplémentaires dans les services et établissements pour personnes âgées.
Pour la deuxième année consécutive, l’effort de l’assurance maladie pour les personnes âgées est accru de plus de 13 % en 2007 ; celle-ci consacre ainsi 5,6 milliards d’euros au soin et à l’accueil des personnes âgées.
Pour financer durablement la dépendance et pour préserver notre haut niveau de protection sociale, une mission de réflexion sur les financements complémentaires qui pourraient être mobilisés à long terme a été confiée à Mme Hélène Gisserot ; les conclusions de cette mission seront rendues prochainement.
2. Les services et les capacités d’accueil pour les personnes âgées sont développés
Pour faire face au défi de la longévité, notre système de prise en charge, au domicile, en établissement et à l’hôpital, doit être adapté. C’est tout l’enjeu du plan "solidarité-grand âge" présenté en juin 2006.
Les personnes âgées doivent être libre de choisir de rester chez elles si leur état de santé le permet. En 2006, 6 000 places supplémentaires de services de soins infirmiers à domicile ont été créées et, en 2007, 6 000 places nouvelles le seront. L’objectif de 8 000 places d’hospitalisation à domicile a été atteint. Cette année, davantage de services à la personne seront exonérés de charges sociales et bénéficieront d’un taux réduit de TVA.
Pour les personnes les plus dépendantes qui ne peuvent plus rester chez elles, 5 000 places en maisons de retraite médicalisées ont été créées en 2006 ; 5 000 le seront en 2007 et cet effort se poursuivra sur cinq ans.
A l’hôpital, l’Assurance maladie consacrera 80 millions chaque année, à partir de 2007, au développement d’une filière gériatrique (court séjour, soins de suite et de réadaptation, hôpitaux de jour, équipes mobiles). Le patient âgé bénéficiera ainsi d’une prise en charge personnalisée.
3. Les conditions d’accueil des personnes âgées en établissement sont améliorées
Grâce au plan de modernisation doté de 350 millions d’euros, engagé en 2006, les établissements ont pu améliorer leur cadre de vie. En 2007, 100 millions d’euros seront investis. Des prêts à taux zéro sont autorisés pour leur permettre d’investir à hauteur de 400 millions d’euros.
Des moyens nouveaux ont été prévus pour accroître le nombre de personnels soignants dans les établissements qui accueillent les personnes âgées les plus dépendantes, pour parvenir, dans cinq ans, à un professionnel pour un résident. La professionnalisation des métiers du grand âge a été renforcée et la validation des acquis de l’expérience est ouverte depuis 2006 à un grand nombre d’entre eux.
L’Agence nationale des services et de la qualité des établissements et des services sociaux et médico-sociaux sera créée au premier trimestre 2007.
Enfin, pour lutter plus efficacement contre la maltraitance, la formation des professionnels va être renforcée. Les inspections seront intensifiées, les pratiques abusives sévèrement sanctionnées. Le réseau d’écoute téléphonique sera renforcé.
4. L’effort de prévention et de recherche est amplifié
Début 2007, la consultation de prévention, proposée à toutes les personnes de plus de 70 ans, sera expérimentée dans trois départements et généralisée au second semestre.
Le programme national "Bien vieillir" est reconduit en 2007, avec plus de trois millions d’euros consacrés aux projets qui favorisent une alimentation saine, l’activité physique et le maintien des liens sociaux.
Le plan recherche sur les maladies du cerveau donne par ailleurs toute sa place à la maladie d’Alzheimer, grande cause nationale 2007, ainsi qu’aux pathologies apparentées.
