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MATHUSALEM (France)

Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire


Logement et vieillissement
Le thème "Logement : entre solidarités et exclusions" sera l'enjeu des Diagonales de la Fondation, un colloque organisé par la Fondation Caisses d'Epargne pour la Solidarité en partenariat avec Notre Temps, Notretemps.com, Phosphore et Seniorscopie.com, le 22 juin au siège du Groupe Caisse d'Epargne, 50, avenue Pierre Mendès France 75013 Paris.
Ce colloque réunira personnalités et experts autour de trois tables rondes déclinant le thème central. Au programme des débats : "Vieillissement de la population, quel impact sur le logement pour les générations futures ?", "Comment concevoir la ville pour tous les âges ?", "Comment garantir l'autonomie résidentielle à chaque génération ?"
La session sera ouverte par Charles Milhaud, président de la Fondation. Elle sera clôturée par Didier Tabuteau, directeur général de la Fondation.
Parmi les intervenants figurent, notamment, Dominique Gillot et André Santini, anciens ministres, tous deux impliqués par leurs réalisations dans les politiques urbaines inter-âges.
 
14/06/2006
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Près d'un Français sur deux pour la prise en charge de la dépendance par l’Etat
Près d'un Français sur deux (48%) souhaite que l'Etat prenne en charge la dépendance. C'est ce qu'indique l'enquête barométrique de la Direction de la recherche‚ des études‚ de l'évaluation et des statistiques du ministère de la Santé (Drees)*‚ réalisé chaque année depuis 2000 par Ipsos et BVA.
Et plus les années passent‚ plus les personnes interrogées se montrent favorables à l'intervention des pouvoirs publics en matière de perte d'autonomie.
 
Schizophrènes les Français ? L'idée n'est pas impossible. Car si l'Etat est de loin l'acteur le plus plébiscité pour s'occuper des problèmes du grand âge‚ seul un tiers des Français estime qu'une cotisation couvrant ces risques devrait être obligatoire pour tous (-4 points en 2005 par rapport à 2001).
Au contraire‚ une personne sur deux solliciterait plutôt une cotisation versée "uniquement par ceux qui le veulent". 17% estimeraient même normal que le tribut censé financer la prise en charge ne soit acquitté qu'à partir "d'un certain âge".
 
Deux Français sur trois prêts à épargner pour leur dépendance
Les Français se montrent pourtant plus partageurs lorsqu'il s'agit de tirer profit de la solidarité nationale‚ que lorsqu'on leur demande d'y contribuer. Les deux tiers des personnes interrogées estiment que les prestations dépendance devraient bénéficier à tous sans distinction de catégorie sociale ou de statut professionnel.
19% pensent que ces prestations ne devraient concerner que les personnes n'ayant pas les moyens de s'en sortir seules et 14% ceux qui cotisent.
Les Français font d'ailleurs tellement confiance aux pouvoirs publics qu'ils sont de moins en moins nombreux à envisager de souscrire une épargne-dépendance. En 2005‚ deux Français sur trois se déclarent prêts à épargner davantage pour anticiper leur éventuelle perte d'autonomie. Mais la part de ceux qui y sont enclins a diminué entre 2002 et 2005 (-4 points)‚ alors qu'elle avait auparavant progressé de manière importante entre 2000 et 2002 (+7 points). "Cette intention coïncide avec le comportement‚ observé au niveau plus global‚ des ménages français vis-à-vis de l'épargne"‚ note Amandine Weber‚ de la Drees. "Elle peut aussi être mise en relation avec l'introduction de l'Apa" en 2002.
Une autre corrélation peut être observée entre les intentions d'épargne dépendance et celles relevées vis-à-vis de la retraite. "Les personnes qui‚ à l'avenir‚ préfèrent compléter le système actuel de retraite‚ fondé sur la répartition‚ par une assurance ou une épargne individuelle‚ plutôt que de le réformer‚ sont aussi celles qui se montrent les plus enclines à vouloir épargner en prévision d'un risque de dépendance future"‚ analyse Amandine Weber.
Ce sont les 18-39 ans‚ pourtant encore préservés des désagréments de l'avancée en âge qui se déclarent le plus souvent en faveur d'une épargne permettant de financer une éventuelle perte d'autonomie. Les plus de 55 ans au contraire envisagent moins souvent que la moyenne d'épargner pour faire face à ce risque.
 
82% des Français favorables au maintien à domicile
La famille est l'autre acteur important désigné par près d'un quart des Français pour la prise en charge des personnes âgées. Entre 2002 et 2005‚ la part des personnes accordant un rôle majeur à la famille a d'ailleurs progressé de 3 points.
En 2005‚ le maintien des personnes âgées dépendantes à leur domicile ou à celui de leurs familles reste le vœu de huit Français sur dix. En revanche‚ alors que l'accueil chez soi était la solution la plus fréquemment prônée entre 2000 et 2002‚ cette modalité n'arrive qu'en deuxième position en 2005 : ainsi‚ 29% des Français interrogés préféreraient s'occuper d'un parent âgé au domicile de ce dernier ; 25% accepteraient de l'accueillir chez eux et 23% seraient prêts à consacrer une partie de leur revenu à payer des aides à leur parent dépendant pour lui permettre de rester chez lui.
Quid des institutions ? 18% des Français privilégient l'entrée dans un établissement d'hébergement spécialisé pour leurs proches âgés. Ce taux est resté quasiment stable entre 2002 et 2005 (-1 point). Les personnes ayant un proche dépendant prennent naturellement davantage position pour l'entrée en établissement. A l'inverse‚ celles qui ne sont pas confrontées à cette situation se déclarent plus souvent favorables à l'accueil à domicile.
 
Quatre Français sur dix envisagent d'aller en maison de retraite
Faut-il en déduire que les Français souhaitent au maximum éviter la case maison de retraite ? Pas forcément‚ car les personnes interrogées se montrent plus enclines à opter pour la vie en établissement pour elle-même que pour leur parents. Quatre Français sur dix envisageraient d'entrer eux-mêmes dans une institution pour personnes âgées lorsque le besoin s'en fera sentir. Cette intention est plus fréquemment citée à mesure que l'on avance en âge‚ jusque vers 65 ans. Au-delà‚ et surtout à partir de 80 ans‚ la proportion de ceux qui optent pour cette solution devient inférieure à la moyenne.
"Le souhait de ne pas entrer en institution peut s'expliquer par un choix de vie‚ mais aussi par le fait que les personnes concernées ont déjà trouvé les moyens nécessaires leur permettant de rester chez elles"‚ explique Amandine Weber. Car le choix de l'institution dépend également du niveau de ressources déclaré au moment de l'enquête. Près de cinq personnes sur dix dont le revenu mensuel net du foyer excède 1 900 euros envisagent ainsi de vivre leurs vieux jours à domicile. Or parmi les foyers dont le revenu mensuel net du foyer est inférieur à 1 000 euros‚ seulement trois Français sur dix envisagent cette solution.
 
 *4 000 personnes interrogées sur l'année 2005
14/06/2006
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Parcours santé mutualiste
Tirer le système de santé vers le  haut en agissant ensemble: c’est la feuille de route des mutualistes pour les prochaines années! Lors de son 38econgrès de Lyon,la Mutualité  française a donné le coup d’envoi officiel de son parcours de santé. Cette  «stratégie nouvelle» constitue le cœur de la résolution générale adoptée à la quasi-unanimité le samedi 10 juin (lire compte-rendu détaillé ci-après).
 
L’idée du parcours mutualiste «est née de notre volonté d’offrir à chacun les mêmes chances» face à la maladie, a rappelé lors de son intervention de clôture le président de la Mutualité française: «C’est une démarche commune des mutuelles pour permettre à tous les adhérents qui le souhaitent d’accéder, chaque fois que nécessaire, au meilleur des connaissances, des techniques et des  soins.»
 
«Cette recherche permanente de la  qualité sera étendue à tous domaines: la prévention, le dépistage, les soins curatifs et l’accompagnement des personnes en situation de handicap ou de dépendance», a indiqué Jean-Pierre Davant. Un projet d’une telle envergure nécessite «un horizon de temps à cinq ou dix ans», rappelle la résolution générale. Mais sans attendre,un «plan d’actions à cinq ans»sera proposé lors de l’assemblée générale du 30 septembre prochain.
 
14/06/2006
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Plus de sept Français sur dix jugent insuffisante la prise en charge des personnes âgées dépendantes
Soixante-quatorze pour cent des Français estiment que la prise en charge des personnes âgées dépendantes est insuffisante, selon un sondage LH2-Louis Harris que publie mardi le quotidien La Croix.
 
Pour 90% des personnes interrogées, le minimum vieillesse (600 euros pour une personne seule) est également insuffisant. Les personnes âgées sont, pour 30% des Français, parmi les catégories de population qui ont le plus besoin d'aide, derrière les handicapés (43%) et les sans domicile fixe (37%), mais devant les chômeurs (22%).
 
Soixante-et-onze pour cent des personnes questionnées citent la solitude comme le principal problème des personnes âgées, loin devant la maladie (32%) et la dépendance (30%). C'est à la famille que l'on fait le plus confiance (56%) pour leur venir en aide, puis aux organisations non gouvernementales (36%) et aux municipalités (32%).
 
- sondage Les Petits Frères des Pauvres, La Croix/Bayard Presse/LH2-Louis Harris réalisé par téléphone les 19 et 20 mai, auprès d'un échantillon national représentatif de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas
14/06/2006
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Minimum vieillesse : 610 euros par mois au 1er juillet 2006
Au 1er juillet 2006, le minimum vieillesse devient l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées), dont le montant est fixé à 610 euros par mois pour une personne vivant seule. Même si leur nombre diminue depuis quelques années, le nombre d’allocataires s’élève à plus de  600 000.  Il s’agit le plus souvent de personnes isolées (68% des bénéficiaires sont veufs, célibataires ou divorcés), très âgées (80 ans en moyenne), qui n’ont pas travaillé ou qui ont eu une vie professionnelle discontinue. Près de 70% sont des femmes. Les travailleurs immigrés vieillissants sont également très représentés.
 
13/06/2006
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