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MATHUSALEM (France)
Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire
Support de présentation
Quel avenir pour les services à la personne dans l’agglomération parisienne ?
L’IGAS, l'Inspection générale des affaires sociales, a rendu, fin mars, un rapport très critique au ministre de la Santé, sur l'utilisation des fonds alloués aux réseaux de santé ».
« Alors que quelque 500 millions d'euros ont été versés par l'Etat au titre du financement de ces projets pilotes (170 millions de dotation pour 2006), censés améliorer la prise en charge des patients, l'IGAS juge leurs résultats «plus que décevants», notamment en termes de «service médical rendu aux personnes malades» ».
L'inspection explique que « le nombre de patients pris en charge par ces structures (moins de 600 en 2006) «est mal évalué mais semble très limité».
L'implication effective des professionnels de santé dans les réseaux, et singulièrement des médecins généralistes, reste «également très faible».
Si certains projets de réseaux «ont permis à des personnes malades d'accéder à des prestations supplémentaires utiles», «rares sont ceux où un impact positif a effectivement été démontré sur l'état de santé des personnes prises en charge».
Selon l'IGAS, pratiquement «aucune preuve tangible» d'amélioration des relations entre professionnels de santé et établissements «n'a été apportée» par les initiatives de réseaux».
L’IGAS préconise un nouveau départ pour les réseaux de santé, notamment un engagement plus affirmé du ministère en faveur de ce nouveau mode d'organisation des soins.
La santé à domicile vue par PHILIPS
Le géant européen vise le marché grand public. Il lance des appareils qui permettent de contrôler soi-même son état de santé et de rester en contact à distance avec son médecin.
Lors du dernier salon Hôpital Expo, il a a notamment présenté Motiva, une plate-forme expérimentale de suivi à domicile de patients atteints de maladies chroniques. Cette plate-forme de communication innovante est basée sur l’utilisation de la télévision en tant que terminal. Via la télévision et une communication internet, le patient transmet des données médicales comme le poids, la tension ou le pouls à l’aide d’une télécommande ergonomique, facile d’utilisation même pour les patients âgés. Une équipe médicale recueille les données et supervise le suivi en envoyant au patient des recommandations, des questionnaires complémentaires.
La plate-forme Motiva est actuellement en test aux Pays Bas avec 630 patients, atteints de maladies cardiaques chroniques.
Face au vieillissement programmé de la population, les famillesaméricaines commencent à faire construire des maisons entièrement accessibles, de manière à pouvoir accueillir à terme, un parent âgé et/ou handicapé sans avoir à réaménager l'ensemble de l'architecture de leur habitat
Avec l'avancée en âge de la population américaine, des spécialistes du marché immobilier constatent que de plus en plus de familles se préoccupent de la possibilité de « vieillir à domicile ».
Désormais, de nombreux clients se projettent très tôt et en amont, dans le futur, et imaginent qu'à terme, ils devront accueillir chez eux un (ou des) parent(s) âgé(s).
De fait, ces acheteurs de quarante ans et plus, demandent aux constructeurs de prévoir dès le départ, des habitations qui soient entièrement accessibles à des seniors en perte d'autonomie, et ce, afin d'éviter d'avoir à tout refaire le jour ou ils vivront avec leur maman ou leur grand-mère en chaise roulante.
La demande est telle, que les professionnels du bâtiment n'hésitent à considérer qu'il s'agit là d'une tendance lourde qui devrait s'accentuer dans les années à venir. Comme le souligne Vince Butler, de la National Association of Home Builders, une fédération américaine spécialisée dans le secteur de la construction individuelle « bâtir des maisons pour les baby-boomers et leurs parents est un marché en pleine expansion ».
Cette structure a même mis en place une série de formations destinées à sensibiliser les professionnels de l'habitat et du logement, aux besoins spécifiques d'une population vieillissante. « De fait, la demande existe déjà auprès du grand public. Les clients attendaient que nous leur proposions des solutions, des produits et de nouvelles idées en matière de design » précise Butler. .../...
Par exemple, les constructeurs immobiliers évitent désormais de mettre des marches à l'entrée des maisons individuelles, ils élargissent les couloirs et les portes de manière à ce qu'une chaise roulante puisse circuler sans difficulté, la préhension des poignets de porte a été réétudiée, les éclairages aussi, enfin, pour les clients les plus exigeants –et fortunés- des ascenseurs sont installés de manière à favoriser l'accès aux étages aux personnes à mobilité réduite.
