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MATHUSALEM (France)
Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire
Six générations sous le même toit
En l'an 2000, la Fondation nationale de gérontologie (FNG) avait répertorié en France, 3.382 familles réunissant cinq générations. Cas extrême à Perpignan signalé par une dépêche de l'AFP : six générations sous le même toit. Il semblerait donc, que ce soit bien une première dans l'Hexagone.
Cette famille gitane de Perpignan vit dans la même rue du quartier Saint-Jacques. Elle compte 47 personnes, sans les conjoints et conjointes.
La doyenne, Incarnacion REYES dont le surnom est la " Jaia " (mémé en gitan), est âgée de 90 ans. Elle est respectée par l'ensemble de sa famille, bien sûr, mais aussi par les habitants du quartier.
L'espérance de vie au-delà de 80 ans, malgré la canicule.
Pour les femmes, l'espérance de vie à la naissance a atteint en 2005 "le niveau élevé" de 2004, soit 83,8 ans, et l'a légèrement dépassé pour les hommes, à 76,8 ans au lieu de 76,7, explique l'article publié dans le numéro de mars du bulletin de l'Ined, "Population et sociétés" .
"Nous évoquions l'an passé le changement de comportement à l'égard des personnes âgées suite à la canicule, pour expliquer la forte progression de l'espérance de vie. Le maintien de celle-ci à un niveau nettement au-dessus de la tendance en 2005 montre que ce changement est durable", écrit l'auteur de l'article, le démographe Gilles Pison.
L'année 2004 avait été marquée par le franchissement symbolique des 80 ans d'espérance de vie (hommes et femmes réunis). L'Ined avait alors en partie expliqué cette progression par un "contrecoup de la canicule de 2003", qui avait provoqué des décès anticipés et donc fait diminuer le nombre de décès en 2004, et avait aussi évoqué "un changement de comportement à l'égard des personnes âgées". L'Ined estime également "possible" un déplacement d'une partie des décès de 2005 en 2003, tout en jugeant ce type de report "peu fréquent". Gilles PISON met donc surtout en avant la confirmation du changement de comportement évoqué pour 2004.
Enfin, l'espérance de vie en 2005 aurait pu progresser "plus nettement" encore, remarque l'Ined, notant qu'"une forte épidémie de grippe a eu lieu en 2005, ce qui ne fut pas le cas en 2004".
Ministères sociaux : un perpétuel recommencement
L’actualité récente nous amène à nous interroger sur les politiques sociales, et la manière de les mener en France sur le plan institutionnel. Un retour sur l’historique des ministères sociaux (santé et affaires sociales), tel qu’il est proposé sur le site du gouvernement, peut être riche d’enseignements.
L’historique ci-après, débutant en 1906, n’est pas exhaustif (la période de la guerre 1939-1944, notamment, n’est pas mentionnée). Le ministère du travail n’est cité que lorsqu’il prend en compte les domaines santé et social (y compris la population et les droits des femmes). Les ministères délégués et les secrétaires d’état dans les domaines santé et social ne sont détaillés qu’à partir de 1983, au moment où la santé devient un secrétariat d’état auprès du Ministère de la Solidarité Nationale, après avoir été un ministère pendant deux ans.
Pour les personnes âgées, la première création date de 1983 (20 ans de recul, soit une génération, pour évaluer les politiques publiques menées).
Qualité des services à la personne
« L'offre souffre aussi d'un déficit criant de qualité ». Tel est le constat fait par Maxime AMIOT dans le dossier sur les services à la personne pour le magazine L’Entreprise.
Tel est le problème des associations (UNA, ADMR…) acteurs majeurs du secteur, et c emalgré les efforts entrepris depuis quelques années en matière de démparche qualité (cf l’ouvrage de Christophe PELLETIER, responsable qualité à l’UNA, sur la démarche qualité et services aux personnes à domicile, Editions DUNOD). Mais c’est également, comme le rappelle Maxime AMIOT, le problème des grandes enseignes, qui se cantonnent pour l'heure au rôle d'intermédiaire, et qui sont pour cette raison dépendantes d'une multitude de prestataires aux services pas toujours garantis.
Comme les filières de formation manquent - seuls quelques organismes, comme la Fédération des particuliers employeurs (Fepem) ou l'Institut des services à la personne (Iserp) en proposent -, les employeurs peinent à attirer des profils de qualité. Car les salaires sont faibles et les salariés avec un bon niveau de compétences peuvent être tentés d'exercer leur activité en direct voire au noir.
