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MATHUSALEM (France)

Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire


Les affections de longue durée en 2006
La CNAMTS vient de publier le tableau d'évolution des affections de longue durée (ALD 30) de 1990 à 2006. Le nombre de nouveaux cas dépasse pour la première fois le chiffre du million pour l'année 2006 (1 018 648, soit 1,8 % des bénéficiaires du régime général ). La hausse atteint + 5,7 par rapport à 2005. L'interprétation du tableau doit tenir compte des changements réglementaires intervenus, souligne la CNAMTS. En 2006, les quatre premières causes d'admission en ALD étaient les tumeurs malignes (243 646 admissions), le diabète (154 793 admissions), l'hypertension artérielle sévère (114 646 admissions) et les affections psychiatriques de longue durée (81 212 admissions).
Quant au nombre total de bénéficiaires en ALD, on se rapprochera d'une étude de 2006 qui indique au 31 octobre 2004 un chiffre de 6,56 millions pour le régime général, soit une fréquence de 11,9 % des bénéficiaires. En moyenne chaque patient avait 1,14 ALD différentes.
CNAMTS - Tableau évolution des ALD (1990 à 2006) :
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Tableau_evolution_ald.pdf
12/09/2007
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Services à la personne – premiers chiffres concernant le CESU

Le chèque emploi service universel (CESU) préfinancé a connu une "montée exponentielle" avec 635.000 bénéficiaires en juin 2007, a annoncé le président de l'Agence nationale des services à la personne (ANSP) Laurent Hénart. Le CESU préfinancé est un moyen de paiement financé par les entreprises pour permettre aux salariés de s'offrir des services à la personne (garde d'enfants, aides aux personnes âgées, assistance informatique à domicile...).
Globalement, 116.000 emplois ont été créés en 2006 dans le secteur, soit plus de 33.000 équivalents temps pleins (ETP) et "une croissance de 11,8%" l'année dernière, a expliqué Laurent Hénart à l'AFP. "Un emploi créé sur 5, en volume, l'est dans le secteur des services à la personne", a-t-il ajouté.
Au total, le plan Borloo de développement des services à la personne, lancé en juillet 2005, prévoit la création de 500.000 emplois en 5 ans.
"A l'été 2006, 2.000 entreprises proposaient des Cesu préfinancés à leur salariés. Aujourd'hui, on est à 25.000 entreprises et administrations, ce qui représente 635.000 salariés qui, au mois de juin, utilisaient effectivement des CESU", a souligné Laurent Hénart.

12/09/2007
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Permanence des soins : un rapport accablant

« Aléatoire, instable, fragile ». Le diagnostic posé par le docteur Jean-Yves Grall, conseiller général des établissements de santé, pour décrire l'organisation de la permanence des soins (PDS) en France est accablant. Son rapport, remis à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports a été rendu public le 3 septembre. «Trouver un médecin, devient un sujet d’inquiétude et les difficultés d’accès, quel qu’en soit le motif, de soins ou administratif, suscitent l’incompréhension de la population et de ses élus, associée à une tension certaine chez les représentants de l’Etat, responsables de l’organisation de la permanence des soins », constate l'expert.
Les causes de ces dysfonctionnements sont multiples : désengagement progressif des médecins libéraux, qui souhaitent de moins en moins pratiquer des gardes, répartition non homogène des professionnels sur le territoire... L'expert prévient : « Il ne semble plus l’heure d’entamer un replâtrage du système actuel, mais il paraît nécessaire d’envisager une approche nouvelle, cohérente et structurelle. »
Il préconise notamment la création d'une « aide médicale permanente à la population » (Ampp) qui regrouperait les notions de permanence des soins et d'aide médicale d’ugence (AMU). Il propose également que son pilotage soit confié aux futures agences régionales de santé (ARS).
Un rapport sur lequel le ministère va s'appuyer pour organiser, dès la rentrée, des échanges avec l’ensemble des acteurs de la permanence des soins « pour étudier ses propositions et prendre au plus tôt les mesures qui s’imposent ».

Source : La Gazette des Communes

 

07/09/2007
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Propositions de l’APAH pour le financement du 5ème risque

Le président de la République, Nicolas Sarkozy a réaffirmé au cours de l’été sa volonté de mettre en place un financement pérenne de la politique en faveur des personnes handicapées et des personnes âgées en France en créant une branche spécifique de couverture du risque perte d’autonomie , prenant comme base l’actuelle CNSA (Caisse Nationale de Solidarité Autonomie).

Analysant les pistes de travail actuellement retenues, la Fédération APAJH (Associations Pour Adultes et Jeunes Handicapés), se déclare rester vigilante quant aux modes de financement.

Pour l’APAJH, "après les premières décisions et orientations du gouvernement sur ce sujet, force est de constater que les conditions d’un financement pérenne et solidaire ne sont ou ne seront pas réunies."

L’APAJH propose pour sa part un financement de la branche de couverture du risque « perte d’autonomie » (personnes handicapées et personnes âgées dépendantes) grâce à une hausse de la CSG. Cette hausse serait modulée en fonction des capacités et des ressources des personnes concernées.

En parallèle, l’APAJH demande la suppression de la journée de solidarité "qui stigmatise encore plus les personnes en situation de handicap et les personnes âgées dépendantes.

 

07/09/2007
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Un dispositif pilote pour maintenir les seniors à domicile via internet

Le conseil général des Alpes-Maritimes a annoncé mercredi le lancement d'un dispositif expérimental de maintien à domicile des personnes âgées, via un système de visiophonie par internet les mettant en relation avec une plate-forme de services ou avec leurs proches.

D'ici le mois de septembre, une cinquantaine de personnes âgées volontaires de Nice, Grasse et de Guillaume, une commune de l'arrière-pays des Alpes-Maritimes, seront équipées d'un boîtier électronique et d'une webcam reliés à leur téléviseur, grâce à l'écran duquel ils entreront en relation avec leur interlocuteur.

Les appels visiophoniques seront reçus en journée par une plate-forme de services à la personne et la nuit par une plate-forme médicalisée. Grâce à ce dispositif, les personnes âgées pourront également échanger, via internet et la webcam, avec leurs familles. Le conseil général s'engage à fournir gratuitement à ces dernières, où qu'elles soient domiciliées, le logiciel adéquat.

L'assemblée départementale finance à hauteur de 224.250 euros cette expérimentation qui s'appuie sur la technologie proposée depuis deux ans par la société niçoise de services à la personne Serviligne.

La mise en marche du système s'effectuera par une simple pression sur le bouton d'une télécommande. Une formation de trois heures sera toutefois proposée aux volontaires pour se familiariser avec les outils qui comprendront également des capteurs médicaux et de sécurité (fumée, monoxyde de carbone, gaz, pèse-personne).

A l'issue de douze mois d'expérimentation, la formule, si elle s'avère concluante, sera offerte à tous les seniors du département qui compte 26% de personnes de plus de 60 ans et 11,24% de plus de 75 ans. A plus long terme, le dispositif pourrait être généralisé à l'ensemble du territoire national, a précisé lors d'une conférence de presse le président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes, Christian Estrosi.

Source AFP

21/08/2007
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