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MATHUSALEM (France)
Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire
Près de 600.000 personnes (599.000) étaient bénéficiaires du minimum vieillesse en 2006, soit 4,5% des personnes âgées de 65 ans et plus, majoritairement des femmes et des personnes seules, selon une étude de la Drees (ministères du Travail et de la Santé) publiée lundi.
Le minimum vieillesse, dont le montant sera augmenté de 5% en 2008, à l'instar de l'allocation adultes handicapés (AAH), a assuré le gouvernement en mars, s'élève aujourd'hui à 628,10 euros au maximum pour une personne seule.
"L'amélioration continue des régimes de retraite et des droits acquis dans ces régimes ont permis que le nombre de bénéficiaires soit divisé par quatre depuis 1960", indique l'étude.
En 2006, 4,5% des personnes âgées de 65 ans ou plus étaient au minimum vieillesse, alors qu'elles étaient pratiquement une sur deux dans ce cas cinquante ans auparavant. Ce qui s'explique par l'amélioration des dispositifs d'assurance-vieillesse et par l'entrée massive des femmes dans la vie active.
Depuis 2004, la diminution du nombre d'allocataires se ralentit. L'entrée massive des générations du baby-boom va conduire à une stabilisation du nombre d'allocataires, indique l'étude.
Population particulièrement âgée (76,4 ans en moyenne), elle se caractérise principalement par la forte proportion de femmes et de personnes seules.
80% des bénéficiaires ont acquis des droits au cours de leur vie active, mais le plus souvent pour des carrières incomplètes.
60% des retraités au "minimum vieillesse" perçoivent une pension au titre de l'inaptitude ou d'ex-invalide.
Le minimum vieillesse date de 1941. Financé par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), il est versé par la caisse nationale d'assurance vieillesse (cnav) pour 69% des prestations et par la Mutualité sociale agricole (MSA) (11%), essentiellement.
Source AFP
Il n'y aura pas de coup de pouce aux pensions de retraite au 1er janvier. Xavier Bertrand, le ministre du Travail, a réuni pour la première fois, le 20 décembre 2007, la conférence tripartite sur l'évolution du niveau des pensions créée par la loi du 21 août 2003, qui rassemble l'ensemble des organisations syndicales et professionnelles représentatives au plan national. Il s'agissait de faire le point avec les partenaires sociaux sur l'application de la règle de revalorisation des pensions de vieillesse, qui s'applique au secteur public comme au secteur privé, et qui consiste en une indexation sur l'évolution des prix à la consommation hors tabac. Au vu du bilan des revalorisations effectuées sur les exercices précédents et compte tenu des derniers chiffres publiés sur l'évolution des prix, il a été pris acte de l'écart positif de 0,2 % au-delà de l'inflation dont ont bénéficié les retraités sur la période 2004-2006 et du risque estimé par l'INSEE que l'inflation constatée en 2007 soit supérieure aux prévisions, souligne un communiqué ministériel. Tout en excluant d'augmenter davantage les pensions début 2008, Xavier Bertrand a bien été obligé de reconnaître "qu'il faudra vraisemblablement aller au-delà de la revalorisation de 1,1 % initialement prévue pour 2008". La correction pourrait intervenir courant 2008. Et comme le Gouvernement n'a pas l'intention d'attendre le PLFSS 2009 pour procéder le cas échéant à une correction, un point précis sera fait à l'occasion du rendez-vous retraite de 2008. Par ailleurs, le ministre a proposé de discuter à l'occasion de ce rendez-vous de la meilleure façon de garantir à l'avenir davantage de réactivité et une indexation plus précise en adaptant le cas échéant les textes pour mettre fin aux possibles décalages entre prévisions et inflation réelle (par exemple sur le modèle des règles applicables pour les allocations familiales). Le lancement de travaux complémentaires pour la mise en place d'indicateurs pertinents de mesure de l'évolution du niveau de vie et du pouvoir d'achat des retraités a été décidé. "Ces indicateurs, en nombre limité, pourraient faire l'objet d'un suivi partagé, par exemple dans le cadre du Conseil d'orientation des retraites ou au sein des Programmes de qualité et d'efficience (PQE) annexés au PLFSS", précise le communiqué.
Source :
Communiqué du 20 décembre
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse/communiques/95.html
Dans le cadre de la préparation de la réforme des retraites prévue en 2008, la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) demande des ressources supplémentaires pour consolider le système de retraite par répartition et maintenir la confiance intergénérationnelle. La Cnav suggère de valoriser les droits acquis pour la retraite sur un indice plus favorable que celui des prix au moment de la liquidation de la pension qui garantirait de nouveau 50 % du régime de base. Elle suggère aussi de continuer à garantir au minimum 85 % du Smic pour une carrière à ce niveau de rémunération avec un barème revalorisé comme les prix ou les salaires. La Cnav propose en outre de mieux valoriser les périodes comme les congés de maternité ou les périodes de chômage, stage, formation.... Elle mentionne également certaines ressources supplémentaires telles que des cotisations sur les niches sociales (intéressement, indemnités de licenciement...).
Source : Actusite, 27 novembre 2007
En 2004, on estime à 3,9 millions le nombre de personnes bénéficiaires d'un droit dérivé d'un régime obligatoire de base ou complémentaire, soit plus d'un quart de l'ensemble des retraités de droit direct et dérivé. Parmi eux, un million de bénéficiaires d'une pension de réversion ne percevait aucun droit direct, soit parce qu'ils n'ont pas encore liquidé leurs droits propres, soit parce qu'ils n'ont acquis aucun droit ou pas suffisamment pour percevoir une rente régulière. En 2004, les bénéficiaires d'une pension de réversion ont reçu en moyenne 545 euros mensuel brut au titre de l'avantage principal de droit dérivé et de la majoration ou bonification pour enfants, soit 572 euros pour les veuves et 244 euros pour les veufs. Le montant de leur retraite globale s'élève respectivement à 1 028 euros mensuel et 1 513 euros. Le montant de la pension de droit dérivé est plus élevé pour les veuves les plus âgées, ces générations ayant des droits directs plus faibles que les jeunes retraitées. Les situations de veuvage et les montants de droits dérivés sont très divers, compte tenu de l'hétérogénéité des parcours de carrière des conjoints décédés et des droits qu'ils ont acquis. La majorité des personnes reçoivent au titre de la réversion de faibles montants de pensions. Cependant, pour une petite partie de la population, les montants de droits dérivés sont importants, parfois cumulés avec des droits propres élevés.
Source : DREES - Études et résultats n° 606 :
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er606/er606.pdf
