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MATHUSALEM (France)
Auteur : Duthil Gilles / Levy Claire
Le ministre de la Santé avait confié en avril 2007 à l'IGAS une mission d'analyse et de réflexion, en relation avec les professionnels, concernant l'organisation globale de l'offre en soins infirmiers, sous la forme d'un groupe de travail piloté par l'inspection générale et destiné à recueillir des contributions ouvertes et partagées par l'ensemble des professionnels sur ce sujet. Cette mission a démarré de manière effective en septembre 2007. Il s'agissait d'étudier les moyens de renforcer la cohérence de l'offre et de formuler des propositions pour garantir la présence d'une offre en soins infirmiers de qualité sur l'ensemble du territoire tout en assurant la complémentarité des différents intervenants (offre de soins infirmiers libérale, services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), centre de soins infirmiers (CSI), compte tenu du constat d'une très grande disparité géographique de la répartition de l'offre en soins infirmiers. La note de synthèse du groupe de travail vient d'être rendue publique sur le site de la Documentation française. Elle formule une série de 21 préconisations qui ont vocation à alimenter la réflexion engagée dans le cadre des états généraux de l'organisation de la santé.
Source : IGAS, Note de synthèse du groupe de travail - février 2008 - 180 pages
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000329/0000.pdf
Près de 600.000 personnes (599.000) étaient bénéficiaires du minimum vieillesse en 2006, soit 4,5% des personnes âgées de 65 ans et plus, majoritairement des femmes et des personnes seules, selon une étude de la Drees (ministères du Travail et de la Santé) publiée lundi.
Le minimum vieillesse, dont le montant sera augmenté de 5% en 2008, à l'instar de l'allocation adultes handicapés (AAH), a assuré le gouvernement en mars, s'élève aujourd'hui à 628,10 euros au maximum pour une personne seule.
"L'amélioration continue des régimes de retraite et des droits acquis dans ces régimes ont permis que le nombre de bénéficiaires soit divisé par quatre depuis 1960", indique l'étude.
En 2006, 4,5% des personnes âgées de 65 ans ou plus étaient au minimum vieillesse, alors qu'elles étaient pratiquement une sur deux dans ce cas cinquante ans auparavant. Ce qui s'explique par l'amélioration des dispositifs d'assurance-vieillesse et par l'entrée massive des femmes dans la vie active.
Depuis 2004, la diminution du nombre d'allocataires se ralentit. L'entrée massive des générations du baby-boom va conduire à une stabilisation du nombre d'allocataires, indique l'étude.
Population particulièrement âgée (76,4 ans en moyenne), elle se caractérise principalement par la forte proportion de femmes et de personnes seules.
80% des bénéficiaires ont acquis des droits au cours de leur vie active, mais le plus souvent pour des carrières incomplètes.
60% des retraités au "minimum vieillesse" perçoivent une pension au titre de l'inaptitude ou d'ex-invalide.
Le minimum vieillesse date de 1941. Financé par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), il est versé par la caisse nationale d'assurance vieillesse (cnav) pour 69% des prestations et par la Mutualité sociale agricole (MSA) (11%), essentiellement.
Source AFP
La CNSA a réalisé l'an dernier 15,25 milliards d'euros de recettes et 14,77 milliards de dépenses, soit un excédent de 481 millions d'euros. Elle est ainsi excédentaire depuis son premier budget en année pleine. La CNSA l'explique principalement par "le caractère progressif de la montée en charge de la nouvelle réglementation tarifaire des Ehpad [établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes]". On peut y ajouter la lenteur de la montée en charge de la prestation de compensation du handicap et les retards dans la programmation des investissements. En ces temps de disette budgétaire, qui peuvent susciter des tentations, le conseil d'administration a bien pris soin de préciser que "conformément aux principes qui régissent le budget de la CNSA, ces excédents seront intégralement conservés dans ses comptes pour demeurer affectés aux besoins des personnes privées d'autonomie (personnes âgées et personnes handicapées)". Il a d'ores et déjà décidé d'en utiliser une partie. Côté personnes âgées, il a augmenté de 50 millions d'euros le budget d'aide à l'investissement dans les établissements. L'enveloppe correspondante se trouve ainsi portée de 175 à 225 millions d'euros en 2008. Cette rallonge permet à la CNSA de garantir la réalisation de l'une des mesures prévues par le plan Alzheimer 2008-2012, présenté en février dernier : 180 millions d'euros pourront être affectés à des travaux destinés à des unités accueillant des personnes atteintes de cette maladie sans que cet effort pèse sur les autres catégories d'établissements pour personnes âgées. Côté personnes handicapées, la CNSA a confirmé le montant de 75 millions d'euros pour les établissements. Au total, le plan d'aide à l'investissement atteindra 300 millions d'euros en 2008 contre 184 millions l'an dernier.
Dans un courrier adressé aux partenaires sociaux le 21 mars, le ministre Xavier Bertrand leur propose d'organiser, "au cours de la première semaine du mois d'avril", une réunion de travail destinée à recueillir leurs propositions sur la mise en place de la cinquième branche de la protection sociale, vouée à la prise en charge de
Mme BACHELOT Ministre de la Santé - qui venait de recevoir le jour même la version finale du rapport Ritter sur les ARS - a apporté plusieurs précisions importantes, même si elle n'a pas répondu à toutes les interrogations soulevées par la création des agences.
Tout en rappelant le contexte et les évolutions qui justifient leur mise en place, elle a bien pris soin d'annoncer aux directeurs : "Cette réforme ne se fera pas contre vous, elle ne se fera pas sans vous." Au-delà de cette précaution oratoire, elle n'a cependant pas dissimulé l'ampleur du changement en préparation, qualifié de "tournant majeur dans notre politique de santé". Roselyne Bachelot a notamment confirmé que les ARS "devraient réunir des compétences qui sont aujourd'hui réparties entre sept organismes différents : les Ddass, les Drass, les Urcam [unions régionales des caisses d'assurance maladie], les Cram [caisses régionales d'assurance maladie], les ARH, les MRS [missions régionales de santé] et les GRSP [groupements régionaux de santé publique]". Elle a également confirmé le choix d'étendre la compétence des ARS aux structures médicosociales qu'elle avait elle-même laissé entrevoir lors des états généraux de l'organisation des soins, organisés à Paris le 8 février dernier.
La question centrale est aujourd'hui celle des agents exerçant au sein des Ddass et des Drass et dont les fonctions ne seront pas transférées aux ARS. A défaut de réponse définitive, Roselyne Bachelot a donné deux "indications" sur leur intégration dans les futurs services territoriaux de l'Etat chargés de la cohésion sociale. D'une part, "ces agents auront pour vocation de poursuivre leurs missions et de constituer l'épine dorsale des services régionaux et des services départementaux chargés de la cohésion sociale, dans le cadre d'un rapprochement qui ne doit pas être écarté avec les actuelles directions de la jeunesse et des sports". D'autre part, "les corps communs aux secteurs de la santé et au secteur de la cohésion sociale resteront des corps communs à ces deux secteurs, permettant toujours de passer d'une ARS à une direction régionale ou départementale de la cohésion sociale". Roselyne Bachelot a également pris l'engagement qu'"aucun agent ne [soit] contraint à une mutation géographique contre sa volonté". Elle a indiqué que "le niveau régional sera l'échelon de référence", mais que "des antennes locales seront bien entendu nécessaires", tout en reconnaissant que la question de savoir s'il y aura autant d'antennes territoriales que de départements "reste ouverte".
