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Une affaire de générations

F-Vuaillat« La construction d’un entre-soi à l’épreuve de la mixité intergénérationnelle. L’exemple de la Villa Vermeil de Biscarrosse »

 Depuis les années 2000, une nouvelle offre d’habitat destinée spécifiquement aux personnes âgées se développe en France, sous forme de résidences seniors, de villages seniors ou encore de communautés de seniors (Bésingrand, 2007 ; Billard et al., 2011). Elle est proposée essentiellement par la promotion immobilière privée. 

Certains concepts ont même fait florès, comme celui des Senioriales lancé en 2001 par l’ex. groupe Ramos, acteur de la promotion immobilière toulousaine depuis 1973 devenu filiale du groupe Pierre & Vacances en mai 2007, ou celui des Vitabelles d’un autre promoteur toulousain, ACM2I. Ces différents concepts ont des caractéristiques proches : ensemble de maisons de plain-pied pour seniors indépendants et en accession à la propriété, offrant à la fois des aménités de loisirs (piscine, club-house, animateur, etc.) et de sécurité, grâce à la triple présence du portail automatique, de la clôture et du gardien-régisseur.

Si l’apparition des villages seniors est assez récente en France, elle est bien plus ancienne dans d’autres contextes géographiques, en particulier aux États-Unis, où dès les années 1950 des retirement communities ou active adults communities sont apparus (Jacobs, 1974 ; Stroud, 1995 ; Pihet, 1999). Cette référence au retirement community des États-Unis est souvent citée pour expliquer la diffusion, dans d’autres aires géographiques comme le territoire français, de cette nouvelle offre d’habitat réservée spécifiquement aux seniors et constitutive de fait d’un entre soi générationnel. Outre cet effet mimétique et l’appropriation du concept par des promoteurs hexagonaux, trois raisons majeures peuvent contribuer à accroître la demande pour un village seniors en France : l’augmentation de l’espérance de vie sans incapacité (Cambois, Clavel, Robine, 2006) ; la progression numérique des personnes âgées, qui va s’accélérer au cours des prochaines décennies avec le vieillissement des générations nombreuses du baby-boom (Robert-Bobée, 2007) ; la forte hausse du niveau de vie relatif des personnes de 60 ans et plus, qui est supérieur à celui des actifs depuis les années 1980 grâce à la détention d’un patrimoine (Parant, 2000).

C’est dans ce contexte d’émergence des villages seniors en France que nous proposons d’observer comment se construit, ou non, un entre soi générationnel au sein d’un de ces villages. La finalité est de mieux comprendre à la fois les stratégies résidentielles et les modes d’habiter des ménages qui recherchent un voisinage exclusif avec leurs semblables en termes d’âge. La méthode idoine pour apporter des bribes de réponses à ce questionnement nécessite l’immersion dans une résidence construite pour les seniors et la réalisation d’entretiens semi-directifs auprès d’habitants. Le contexte étudié est assez original, car il est constitutif d’un complexe (la Villa Vermeil à Biscarrosse dans les Landes) construit à l’origine exclusivement pour les seniors mais ouvert ensuite à d’autres ménages afin de combattre la vacance d’une partie des logements, ce qui permet d’interroger le lien entre l’entre soi et la mixité, celle-ci ayant été imposée.

Présentation de la Villa Vermeil de Biscarrosse (Landes)

Biscarrosse, située dans le département des Landes, est une unité urbaine de 12 031 habitants au recensement de 2006. Elle connaît un rythme d’accroissement démographique très prononcé depuis 1999 : + 3,8 % de taux d’évolution annuel moyen. Le boom immobilier qui a accompagné cette croissance démographique a été marquée en particulier par l’apparition de complexes résidentiels conçus sur le modèle de l’entre soi générationnel, car réservés exclusivement aux seniors. Deux ont ainsi vu le jour à Biscarrosse depuis 2000 : la Villa Vermeil et les Senioriales.

La Villa Vermeil est une résidence locative gérée par le groupe Omnium Finance basé à Toulouse. Elle est relativement vaste puisqu’elle s’étend sur plus de deux hectares et renferme 108 maisons basses et jointives. Cette résidence dispose de deux principales aménités, à savoir une petite piscine et un imposant club house. Elle est ceinte sur tout le périmètre d’un grillage de près de deux mètres de haut, doublé sur certaines parties d’une haie. Par ailleurs, l’accès à la résidence est fermé par un double portail : un pour les voitures avec un système de télécommande et un petit avec digicode pour les piétons. Enfin, une double présence humaine peut-être relevée, sans que celle-ci ait pour fonction officiellement un contrôle des accès à la résidence : un gardien veille ainsi au bon entretien de la résidence, tandis qu’un salarié assure la gestion du club Villa Vermeil.

Neuf entretiens de résidants, cinq seniors, deux inactifs non seniors et deux jeunes actives (le peuplement se partage équitablement en 2008 entre seniors et non seniors), ont été réalisés en février 2008 parmi les résidants de la Villa Vermeil de Biscarrosse.


Les raisons de l’installation des personnes âgées à la Villa Vermeil

- Le choix du climat et de la proximité de la mer ; le rapprochement d'avec les enfants ; la fuite la ville                                                                                                    

L’une des raisons majeures évoquées par les seniors interrogés pour expliquer leur venue à Biscarrosse est l’attrait climatique et la proximité du littoral. Cette mise en avant n’est guère surprenante, car depuis le recensement de 1975, des soldes migratoires de plus en plus excédentaires attestent d’une attirance croissante de la population française pour les régions atlantiques (Léon, Godefroy, 2006 ; Léon, 2007). D’ailleurs, les promoteurs qui se sont positionnés sur le créneau des villages seniors ont bien intégré cette force de l’héliotropisme et d’attractivité des littoraux dans les stratégies résidentielles des seniors, même si les logiques spatiales à l’œuvre échappent pour partie à ce déterminisme géographique : une partie a priori importante de l’offre en villages seniors que l’on peut découvrir notamment sur Internet se situe dans la moitié méridionale de l’hexagone. D’autre part, les travaux de F. Cribier (1992) sur les migrations de retraités de la région parisienne ont bien révélé notamment le rôle de la famille dans la compréhension des stratégies résidentielles de ces ménages : le lieu d’arrivée est presque toujours connu, qu’il s’agisse du pays de jeunesse, des vacances ou d’installation des enfants. Finalement, si l’attrait du soleil et de la mer a fortement été affirmé, la venue à Biscarrosse relève rarement du hasard, car elle a permis à la plupart des résidants interrogés à Villa Vermeil un rapprochement avec un fils ou une fille, démarche rassurante pour des septuagénaires ou octogénaires. Enfin, la troisième raison avancée par les seniors de Villa Vermeil pour expliquer leur venue à Biscarrosse est leur volonté de fuir la grande ville et ses maux supposés, à savoir l’insécurité, réelle ou fantasmée à travers la figure des « jeunes bronzés », et le bruit.

- Le choix de la Villa: entre soi générationnel et tranquillité ; logements adaptés

Si l’attrait climatique, du littoral, des enfants et la fuite de la grande ville permettent pour partie de comprendre la venue de seniors à Biscarrosse, pourquoi ont-ils fait le choix de résider à Villa Vermeil ? La quête de l’entre soi générationnel promise a été l’un des déterminants du choix. Cette quête peut être soit directement évoquée par les seniors interrogés, à travers la recherche d’un univers résidentiel que l’on souhaite partager exclusivement avec ses semblables en termes d’âge, soit médiatisée par les qualités prêtées à un environnement résidentiel constitué de seniors, à savoir la tranquillité.

- Une autre raison évoquée par les seniors de Villa Vermeil interrogés pour expliquer le choix précisément de cette résidence est l’offre de logement particulièrement adaptée aux personnes âgées, avec des logements de taille réduite et intégralement de plain-pied, y compris pour accéder à la cabine de douche, et comprenant une kitchenette aménagée.

Au total, les raisons avancées par les seniors interrogés à Villa Vermeil pour justifier leur choix résidentiel sont très classiques. On les retrouve exprimées dans un sondage Ipsos/Pleine Vie/Les Senioriales de 2009, qui décrit les grandes tendances « seniors » en matière d’habitat (http://www.senioractu.com/Les-seniors-et-l-habitat_a10619.html). Il ressort en particulier de cette enquête que les éléments auxquels les retraités sont le plus sensibles lorsqu’ils déménagent sont par ordre décroissant : la proximité géographique de la famille et des proches (47 % des seniors déclarent qu’il s’agit de l’un des deux éléments qu’ils prendraient le plus en compte), l’aspect pratique et adapté du logement (36 %), suivi immédiatement par le climat de la région et l’ensoleillement (34 %).

De l’idéal communautaire à la réalité : pourquoi un tel décalage ?

  1. 1.La banalisation du peuplement et les difficultés de cohabitation générationnelle

La vacance des logements au sein de la Villa Vermeil de Biscarrosse a conduit l’assemblée des copropriétaires à ouvrir très rapidement le peuplement aux non seniors. Cette résidence a été commercialisée dans le cadre de la loi Besson du 1er janvier 1999. Or, le plafonnement des ressources des locataires prévu par la loi a limité le nombre de locataires, d’autant plus que l’accès à ce complexe d’habitat passait obligatoirement par l’adhésion au club, moyen de créer l’entre soi générationnel, l’adhésion étant réservée aux seuls seniors. En effet, le montant de cette adhésion était assurément rédhibitoire pour de nombreux locataires potentiels : 250 € par personne à l’origine, soit 500 € pour un couple, sachant que le plafond mensuel de ressources pour une personne seule s’établissait à environ 1 300 €. Aussi, pour rester dans ce dispositif, les copropriétaires ont donc décidé de supprimer la limite d’âge pour louer une maison dans la résidence, sans pour autant ouvrir l’accès au club-house aux non seniors. Le taux de remplissage a alors progressivement atteint les 100 %. Début 2008, une maison sur deux est occupée par les seniors.

Les récits des seniors déplorent la perte de tranquillité liée à l’ouverture du peuplement de Villa Vermeil aux autres catégories d’âge. De façon explicite, un discours accusateur pointe du doigt soit le jeune locataire vivant seul ou en couple et suspect de troubler la quiétude des seniors par son mode de vie festif à certaines occasions (notamment le vendredi soir ou le week-end), soit la famille avec enfants, ces derniers étant accusés de faire du bruit dans la résidence. Bref, le rêve de tranquillité qu’était venu chercher les seniors en emménageant à Villa Vermeil est mis à mal par cette intrusion de jeunes ménages.

Dans les discours les plus radicaux tenus par les seniors, c’est l’idée de mixité des différentes classes d’âges qui est même rejetée. Peu importe dès lors que les jeunes, par leur mode de vie, aient rompu ou non la tranquillité inhérente à la résidence, le problème vient de leur présence même dans un village seniors. Qu’ils soient bruyants ou non, cordiaux ou non, ils habitent là où ils ne devraient pas. Ils sont ainsi désignés coupables, car ils symbolisent cette forme de trahison ressentie par les personnes âgées qui sont venues vivre dans un village seniors précisément par rejet de cette mixité intergénérationnelle que d’autres (les bailleurs) leur ont imposée.

  1. 2.Le mythe d’une vie communautaire entre personnes âgées

Le décalage entre l’idéal d’une vie communautaire et la réalité vient non seulement de la banalisation du peuplement qui a mis fin au projet initial du village seniors, mais aussi de l’éclatement et des divisions au sein du groupe des seniors. À l’opposition intergénérationnelle se surimpose une ligne de clivage forte propre aux seniors et induite par l’adhésion ou non au club. En effet, si celle-ci est toujours conditionnée par un critère d’âge, elle n’est plus automatique.

Dans le projet originel consistant à créer un village seniors, le club Villa Vermeil était central à la fois dans la création de l’entre soi générationnel et dans le dispositif de socialisation. Il était censé créer l’esprit ou la vie communautaire devant présider aux destinées de la résidence. C’est la raison pour laquelle, lors de la livraison du complexe résidentiel en 2004, l’adhésion au club était obligatoire. Cependant, parallèlement à l’ouverture du peuplement de la Villa Vermeil aux non seniors, il a été décidé de rendre facultative cette adhésion, pour deux raisons : son coût jugé élevé (il a été divisé par deux, passant de 500 € à 250 € pour une personne) et le fait que certaines personnes âgées ne bénéficiaient qu’à la marge des prestations offertes (organisation de repas, de jeux, de sorties, accès à la piscine et à la navette principalement). Cet échec du club était sans doute prévisible, ne serait-ce parce que le coût d’adhésion fixé à l’origine était antinomique avec le dispositif Besson, qui imposait un plafonnement des revenus des locataires.

Avec ce double coup de canif dans le projet initial que représentent l’introduction de la mixité intergénérationnelle dans le peuplement et la fin du rôle pivot joué par le club dans la socialisation à l’échelle du complexe d’habitat, le club a décliné. En février 2008, 35 ménages seniors seulement sur 55 y adhèrent. En juillet 2009, ce nombre ne s’établissait plus qu’à 17. Ce déclin semble irréversible, car le club a perdu l’essentiel de sa raison d’exister, à partir du moment où l’idéal dont il était porteur, à savoir créer un entre soi générationnel, s’est dilué avec la banalisation du peuplement.

 

Conclusion

Nous percevons, à partir de l’observation de la Villa Vermeil de Biscarrosse, comment l’imposition d’une mixité (intergénérationnelle dans ce cas de figure) n’est pas forcément synonyme d’un bien vivre ensemble à l’échelle du complexe d’habitat, surtout lorsqu’elle ne correspond pas à ce que certains étaient venus chercher en emménageant dans ce qui était à l’origine un village seniors. Les non seniors sont alors perçus comme des intrus, des fauteurs de trouble. Les récriminations se cristallisent sur la figure du jeune, du préadolescent au jeune adulte. Cette ligne de démarcation n’est pas spécifique au cas étudié, elle a été observée dans d’autres contextes géographiques et sociaux, comme les milieux périurbains par exemple, où É. Charmes (2005) a montré que la première ligne de fracture y est générationnelle, avec en particulier les troubles occasionnés par les jeunes.

Dans cette quête d’un équilibre entre une double nécessité, s’ouvrir aux autres tout en se protégeant, « l’ « entre-soi » ou les appariements électifs apparaissent non seulement comme l’expression de soucis identitaires de plus en plus difficiles à satisfaire dans une société plurielle et mobile, mais aussi comme des moyens d’inspirer la confiance et de gérer le risque » (Ascher, Godard, 1999, p. 176). Vu sous cet angle, la quête d’un entre soi (générationnel, social, ethnique, etc.) ne constitue-t-elle pas l’un des multiples avatars de la modernité urbaine, en trouvant racine dans une volonté de « bricoler » une nouvelle forme de sociabilité, se nourrissant à la fois d’une réminiscence des réseaux sociaux de proximité et de la recherche d’un appariement avec ses semblables, afin d’y développer une vie « en tribu » ?

Cependant, l’échec du projet de création d’un village seniors à la pourtant bien nommée Villa Vermeil de Biscarrosse interroge, même s’il ne préjuge en rien de la réussite ou de l’échec d’autres expériences en France, en particulier pour toutes celles, assurément les plus nombreuses pour l’instant, ouvertes aux ménages propriétaires. D’une part, y-a-t-il place en France pour une large diffusion d’un entre soi générationnel inspiré du modèle du retirement community étatsunien, car si on ne peut nier l’existence de logiques résidentielles affinitaires en France, celles-ci prennent sans doute moins de poids qu’aux États-Unis, où la référence à la communauté occupe une place majeure dans le positionnement socio-résidentiel des individus (Billard, 1999 ; Ghorra-Gobin, 2000 ; Pihet, 2003) ? D’autre part, le modèle du village seniors, qui impose aux résidants des charges financières non négligeables, pour à la fois assurer le tri générationnel (adhésion au club) et la vie communautaire (aménités et services divers), est-il compatible avec une ouverture du modèle aux classes moyennes inférieures et a fortiori populaires ?


Bibliographie

 

Ascher F., Godard F., 1999, « Vers une troisième solidarité », Esprit, n° 11, p. 168-189.

Bésingrand D., 2007, « La marginalisation des communautés de seniors en France et au Portugal », Bulletin de l’Association des Géographes Français, n° 3, p. 327-336.

Billard G., 1999, Citoyenneté, planification et gouvernement urbain aux États-Unis, Paris, L’Harmattan, 296 p.

Billard G., Chevalier J., Madoré F., Vuaillat F., 2011, Quartiers sécurisé : un nouveau défi pour la ville ?, Paris, Les Carnets de l’info, 205 p.

Cambois É., Clavel A., Robine J.-M., 2006, « L’espérance de vie sans incapacité continue d’augmenter », Solidarité et Santé, n° 2, p. 7-22.

Charmes É., 2005, La vie périurbaine face à la menace des gated communities, Paris, L’Harmattan, 219 p.

Cribier F., 1992, « La migration de retraite des Parisiens vers la province et ses transformations récentes », in Lelièvre E., Lévy-Vroelant C., (dir.), La ville en mouvement : habitat et habitants, Paris, L’Harmattan, p. 91-99.

Ghorra-Gobin C., 2000, « États-Unis : gated communities et private cities », Urbanisme, n° 312, p. 67-69.

Jacobs J., 1974, Fun City : an ethnographic study of a retirement community, New York, Holt, Rhinehart and Winston, 88 p.

Léon O., 2007, « Les projections régionales de population 2005-2030. Concentration au Sud et à l’Ouest et intensité variable du vieillissement : le double impact des migrations », Économie et Statistique, n° 408, p. 137-152.

Léon O., Godefroy P., 2006, « Projections régionales de population à l’horizon 2030. Forte croissance au Sud et à l’Ouest », Insee Première, n° 1111.

Parant A., 2000, « Les revenus des retraités », Population et Sociétés, n° 356.

Pihet C., 1999, « Le développement d’une territorialisation produite par l’âge : les « retirement communities » aux États-Unis », Annales de géographie, n° 608, p. 420-435.

Pihet C., 2003, Vieillir aux États-Unis. Une géographie sociale et régionale des personnes âgées, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 253 p.

Robert-Bobée I., 2007, « Projections de population 2005-2030. Vieillissement de la population en France métropolitaine », Économie et Statistique, n° 408-409, p. 95-110.

Stroud H. B., 1995, The promise of paradise: recreational and retirement communities in the United States since 1950, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 228 p.


Description des auteurs

François Madoré

Professeur à l’Institut de géographie (Igarun) de l’université de Nantes et chercheur à l’UMR ESO (Espaces et sociétés), François Madoré travaille sur les processus ségrégatifs, les enclaves résidentielles fermées et les dynamiques résidentielles des espaces périurbains. Il a dirigé en 2006-2008 le programme « Typologie et représentations des ensembles résidentiels fermés ou sécurisés en France » financé par l’Inhes (Institut national des hautes études de sécurité). Il est auteur ou co-auteur de plusieurs ouvrages ou articles sur ces thématiques, comme Ségrégation sociale et habitat (2004, Presses universitaires de Rennes), Ville fermée, ville surveillée. La sécurisation des espaces résidentiels en France et en Amérique du Nord (2005, Presses universitaires de Rennes) ou tout récemment Quartiers sécurisé : un nouveau défi pour la ville ? (2011, Les Carnets de l’info).

Fanny Vuaillat

Docteure et ATER à l’Institut de géographie (Igarun) de l’Université de Nantes et rattachée à l’UMR ESO (Espaces et sociétés), Fanny Vuaillat travaille sur les enclaves résidentielles fermées et les nouvelles manières d’habiter les villes en France et au Brésil. Elle a participé au programme « Typologie et représentations des ensembles résidentiels fermés ou sécurisés en France » financé par l’Inhes (Institut national des hautes études de sécurité) et au programme « Pesquisa Arranjos Institucionais de Governança e Produção Imobiliária na Metrópole do Recife » de l’Université fédérale du Pernambouc. Elle est auteure de plusieurs articles sur ces questions comme « À la recherche d’un coin de paradis ? Paroles habitantes au Clube de Campo Alvorada, Aldeia (Camaragibe - PE, Brésil) » (2009, Norois, n° 212), « Espaços Residenciais Fechados : a diversidade sócio-espacial de um fenômeno global. Olhares Cruzados Recife (Brasil)/Nantes (France) » (2008, Ed. Universitária) ou tout récemment Quartiers sécurisé : un nouveau défi pour la ville ? (2011, Les Carnets de l’info)

 
     
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